Kanon

[Poèmes] Poèmes de Kanon

Messages recommandés

Ultraviolet

 

 

Chaque souvenir est une lame,

 

Aussi acérée que ton acuité

 

Sur les horreurs de mon marais,

 

Une arme destinée à saigner mon âme,

 

Vois le mal, le dragon s'envoler,

 

le sang coule à nouveau de la plaie.

 

 

 

Hakuryû-kai est son nom,

 

Dragon né d'une rivière de sang,

 

Se nourrissant des fantômes errants,

 

De la peine, des pleurs, des peurs,

 

Le chaos porte ses ailes, agitant le fond des cœurs,

 

Ceux dont l'horreur et le spectre de la vengeance ornent leur blason.

 

 

 

Réservoir inépuisable de souffrances,

 

Le cœur humain est son gibier.

 

Le rouge de l'amour bafoué se teinte de violet,

 

Hakuryû-kai s'enroule autour de ce cœur,

 

Le serrant aussi fort qu'il a peur,

 

Plantant ses dents dans le mal et se gorgeant de son sens.

 

 

 

Le cœur tressaute, le regard s'égard,

 

Son dos se cambre, ses bras s'ouvrent,

 

L'afflux de sang sature la structure,

 

La guerre totale rend obsolètes les remparts.

 

Une fois repu son iris vire à l'ultraviolet, le cœur s'ouvre,

 

Laissant la flamme bleue d'Hakuryû-kai cautériser la blessure.

 

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Two worlds

 

 

Ouvrant le voile qui me sépare des étoiles

 

Pour accorder mon sextant avec l'horizon,

 

Il n'est pas aisé de résister à leur attraction.

 

Dragon des mers, superposes les toiles.

 

 

 

A la fois en mission pour Zeus et Poséidon,

 

Voguant sur la frontière entre ciel et mer,

 

Les deux mondes se télescopent dans chaque mort,

 

Où naissent et meurent toutes vies, toutes illusions.

 

 

 

Les puissantes lames de fonds de Poséidon

 

Qui portent depuis toujours l'embarcation,

 

Alternance de courants tropicaux, produits des sirènes,

 

De courants arctiques, en provenance du grand Nord,

 

Forment le puissant tourbillon de la Reine,

 

Dont la rotation raisonne avec la galaxie de Thor.

 

 

 

Ces créatures aux voix enchanteresses

 

N'ont cessé de m'accaparer,

 

Le délicat souffle de leurs mots sucrés

 

M'ont certes fait vibrer,

 

Réchauffant un dos nu et usé,

 

Y pressant leur poitrine avec délicatesse.

 

 

 

Seules les eaux cristallines du grand Nord,

 

Gorgées d'une vie parfaitement visible,

 

Sont capables de les satisfaire,

 

Les sirènes désirent, inondez leur âme aussi fort,

 

Leur charme se dissipera, le cœur paisible,

 

Si vous estimez que là ne réside pas votre trône de fer.

 

 

 

Les plans de Poséidon et de Zeus diffèrent,

 

Mais se synchronisent en deux points.

 

Se jouer de l'appétit et du pouvoir de leur père,

 

Zeus et son amour du genre humain

 

Gagne encore en force avec l'appui des puissants courants,

 

Répondant si parfaitement aux pouvoirs du trident.

 

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Brise argentée

 

 

Chaque Yukata de soie est un enchantement sur toi.

 

Le temps d'un instant la faible lueur de la bougie

 

A suffi à éclairer ton regard quand il s'est détourné.

 

Je sais que tu peux lire en moi,

 

Tu le vois, dans l'abysse le dragon a son nid.

 

Joie, j'ai vu la couleur de l'acier par ton esprit forgé.

 

 

 

La flamme se met à danser,

 

Une brise s'est faufilée entre les parois de papier,

 

Comme une main frôlant subtilement ton cou dénudé,

 

Faisant retomber une mèche à peine attachée.

 

 

 

La brise redouble, la flamme vacille sous un air chaud,

 

Soulevant ton cœur dans un courant ascendant,

 

Torrent d'étincelles remontant la courbe de ton dos,

 

L'obscurité ainsi née finissant de libérer ton sang.

 

 

 

Le cœur et l'esprit à leur apogée,

 

Révélés à la lueur de cette Lune de Mai,

 

Soulignent un regard prenant des reflets argentés.

 

Tout est parfait, l'acier devient diamant coloré,

 

Lumière et clef appelant le dragon blanc

 

S'enroulant à présent autour de ce diamant,

 

Enlaçant, soulevant ce rubis flamboyant.

 

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Écailles du clan

 

 

Uniquement présente au lent mouvement des carpes,

 

Drapée dans un silence aussi sombre qu'intense,

 

L'étreinte de la douleur pour seule écharpe

 

Tient son cœur en faveur de toutes transes.

 

 

La voie suivie par le clan Orochi vous noie,

 

Le ressasse des sentiments vous érodant lentement.

 

Le dénuement en vigueur posera la peur en proie,

 

Car vous êtes votre seul ressource dans le tourment.

 

 

La contemplation nourrit sa confiance dans la création,

 

La poussant à garder les yeux et le cœur ouvert,

 

Et quand finalement une lumière crépusculaire

 

filtre entre les feuilles écarlates d'un érable du Japon

 

Pour faire scintiller les écailles à chaque mouvement,

 

Elle se laisse gagner par la beauté, lentement.

 

 

Les vagues de douleurs ont beau redoubler,

 

Dans l'instant elle touche du doigt l'unité

 

Où la grâce du ballet des éléments souffle la peur,

 

Les blessures n'étant plus alors qu'une chaleur

 

Irradiant tout aussi bien son âme que son cœur.

 

 

Serpent naît de son flanc,

 

Remontant le long de son dos,

 

Ralliant chaque point de chaleur

 

Jusqu'au paroxysme de sa fureur,

 

Les yeux sensibles aux scintillements des eaux

 

Disposeront des pouvoirs du clan.

 

 

Se relevant tout en observant ces carpes lumineuses,

 

Le souvenir des aînés tombés

 

fini de sceller ces dents sur son poignet,

 

Le serpent guidera sa lame

 

Pour que cessent les larmes,

Bretteuse aussi aimante que rageuse.

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Hitokiri symphonie

 

 

Comme chaque jour il arpente les rues,

 

vingt ans et déjà l'abysse en vue,

 

Les détails et broderies de cette vie,

 

Constituant la mise en plis de ses amis,

 

Ne peuvent arrêter son regard

 

Forgé par les marteaux d'Àsgard.

 

 

Vois comme la satisfaction te noie,

 

Comme la faim te broie l'estomac,

 

N'y a-t-il vraiment rien pour toi

 

D'assez grand, d'assez fort ici bas ?

 

 

Chaque gueule cassée,

 

chaque cœur éventré,

 

Ravive la grande nausée,

 

Et te fait replonger.

 

 

Des douleurs ou encore des peurs,

 

Qui ne se dissolvent plus dans la sueur,

 

La passion et l'ivresse du désert

 

Sont les maîtres que tu sers.

 

 

Les cœurs ardents te sont plaisants,

 

La rage, la colère ne mènent plus en enfer

 

Quand la volonté et le discernement sont de fer,

 

Le temps est peut-être le dernier ingrédient.

 

 

Crois-tu pouvoir tromper le sang,

 

Orienter l'amour pour la seule gloire

 

D'une vision et le bonheur du Tsar ?

 

Le Shogun, dernier maître dissident,

 

Ne peut plus voir les dorures en peinture.

 

Il trépanera les âmes sur les murs.

 

 

Les seuls lauriers de valeur

 

Sont ceux que l'on cuisine,

 

Ou qui ornent les cœurs

 

Creusant dans les mines.

 

 

Dans nombre de pays la vie est une agonie,

 

Dans nombre de pays chacun trompe l'ennui

 

Et se lève en posant un voile sur son cœur,

 

Au risque que disparaisse la lueur, par labeur.

 

 

 

Quand vient le temps de l'embrasement

 

Il ne nous reste plus qu'à souffler,

 

Qu'à faire vibrer chaque corde au diapason

 

Pour le bonheur des anges et des démons.

 

Symphonie chaotique et enjouée,

 

Takechi l'a composé au rythme de son sang.

 

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Portes dérobées

 

Encore une journée à se jouer du temps,

 

Observant calmement les rouages du vent,

 

J'aime m'imprégner de ce que tu donnes à voir,

 

La profondeur de ton regard apaise chaque soir.

 

 

En t'imaginant penchée sur tes dossiers,

 

Posant ta joue au creux de ta main

 

Je ne vois pas une femme seule fatiguée

 

Mais un cur qui veut tutoyer demain.

 

 

Tout les challenges ont un prix,

 

Les rencontres celui du sang d'une vie.

 

On s'évertue à incarner cette dernière

 

Pour finalement être possédés par le mystère.

 

 

Le bonheur d'un amour partagé,

 

L'aisance d'une pensée sans entrave,

 

Les arcanes colorées de cette réalité,

 

Sont parfois aussi sucrées que graves.

 

 

Combien pèse un cur insatisfait ?

 

Quelle distance nous sépare de l'ascension ?

 

Pas de souffrance en choisissant ta progression

 

Car je sais que le chemin est notre mission.

 

 

Que je sois chaque jour aux aguets

 

Pour toucher ton bonheur et ta vérité,

 

Ne me permettra pas de tout tutoyer,

 

Vois tout ce qu'un sourire peut éveiller.

 

 

La nécessité n'ouvre pas les portes,

 

L'amour que tu portes est un absolu

 

Qui certains jours semble perdu.

 

Ouvrir les nôtres plutôt que celles des autres.

 

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Retour en Grèce

 

 

 

 

Pour certains l'amour n'a rien de magique,

 

Courant de surface illuminant les visages,

 

Désir d'un cœur animant son paysage,

 

Regards étrennant la passion comme pique,

 

Une histoire qui se lie avec le temps

 

Laisse toute la place aux sentiments.

 

 

 

Ce fil de lumière qui nous a touché

 

Ne pourra que grandir en te regardant,

 

Je l'ai toujours su à mon cœur défendant,

 

L'ampleur des vagues ne peut tromper.

 

 

 

Le temps passé à les observer

 

Ne laisse pas de doute sur l'origine,

 

Discriminant la lame de fonds mutine,

 

De la houle régulière née des alizés.

 

 

 

La source de ma vie est bien l'amour,

 

Aussi brute et violente qu'un océan,

 

Tourbillons à la solde du Kraken en sang,

 

Le Pacifique est redouté et le sera toujours.

 

 

 

Les pierres calcaires, les oliviers,

 

Ce vent léger qui te fait frissonner

 

A fini par nous rapprocher, volonté.

 

Le Soleil rouge se baigne à l'horizon.

 

Main dans la main goûtons cette vision

 

Et les Dieux y trouveront la passion.

 

 

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Lotus noir

 

 

 

 

Aimer à ne plus savoir quoi donner,

 

La pensée enserrée dans une lecture,

 

Vision d'un cœur perdant son envergure,

 

Je m'établis sur le toit de la cité.

 

 

 

Le Temple surplombe la vallée,

 

Point d'accès à la Méditerranée.

 

L'humanité y apparaît comme jamais,

 

Etouffée par ce que le passé désirait.

 

 

 

Ne pas avoir la clef de son cœur,

 

Attendre de recevoir dans la peur,

 

Parce qu'on ne sait plus donner.

 

Une galaxie explose par volonté

 

Et pour toujours tu trouves le pouvoir,

 

Aimer, lutter, briller dans un univers noir.

 

 

 

Ce soir la voie lactée est tienne,

 

Ton corps allongé sur le mien,

 

Caressant le creux de tes reins,

 

L'univers sera notre domaine.

 

 

 

Deux esprits s'ouvrent comme attirés,

 

Lotus aux pétales éthérés, sucrés,

 

L'émotion se déploie entre toi et moi,

 

Elle est et sera la raison de notre foi.

 

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Dernier Cerbère

 

 

La Lune émet une lumière pâle,

 

Redressant la tête sur le sentier,

 

Que les ancêtres ont tracé,

 

Une vague de souvenirs râle.

 

Le cœur écorché par ces spectres,

 

Votre exemple m'a guidé dans les arcanes,

 

La fureur froide d'un Gengis Khan,

 

Pouvant poser les yeux sur tout les êtres.

 

 

 

La gloire des guerriers du passé

 

Dont la musique est faite pour rester,

 

Pourra toujours porter nos âmes,

 

Un Lion pour le bonheur des femmes. BIS.

 

 

 

Le fils de l'homme a l'Afrique pour racine,

 

Tu ne le vois pas car le Soleil te fascine,

 

Les chants des frères d'arme raisonne,

 

Inondant les esprits comme personne.

 

Comme moi tu as tutoyé l'enfer,

 

Ou simplement ses portes de fer,

 

Tu crois te battre dans quelle guerre,

 

Quel royaume conviendrait à cette ère ?

 

 

 

La gloire des guerriers du passé

 

Dont la musique est faite pour rester,

 

Pourra toujours porter nos âmes,

 

Un Lion pour le bonheur des femmes. BIS.

 

 

 

Je n'ai pas de terre, juste le fer,

 

Protégeant l'esprit et la chair,

 

Des horreurs qui resteront mes affaires,

 

C'est ainsi que survie ce qui m'est cher.

 

 

 

La gloire des guerriers du passé

 

Dont la musique est faite pour rester,

 

Pourra toujours porter nos âmes,

 

Un Lion pour le bonheur des femmes.

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Des notes sur le sol

 

 

Elle se baigne dans la musique,

 

Où le réel devient une terre idyllique,

 

L'émotion d'une chanson, la pulsation,

 

Le souvenir prend vie et née l'affection.

 

 

 

Ce tempo lent me porte,

 

En m'abandonnant de la sorte,

 

L'émotion pourra toujours briller,

 

Comme tu y as trouvé ta liberté.

 

 

 

Un ressenti ternis par la parole,

 

Le chant peut tout exprimer,

 

Mieux que des mots dans un bol.

 

Progressivement mon cœur se tait,

 

Regardant les notes s'envoler,

 

Pour volatiliser les outrages révélés.

 

 

 

La poussière sur mes mains s'éparpille,

 

Sous les coups de ces basses profondes,

 

J'ai l'impression de voir vivre le monde,

 

Joies, peines animant chaque pupille.

 

 

 

L'amour est à la lumière,

 

Ce que son ombre est à l'enfer.

 

Un souvenir peut le porter,

 

Libre à nous de le protéger.

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Ondée sur la forêt

 

 

 

 

Progressant au cœur de cette forêt luxuriante,

 

Chênes ombrageant un tapis de fougères,

 

Chaque forme dessine la beauté ambiante

 

D'une nature parée d'un dégradé de verts,

 

 

 

L'alliance des différentes essences

 

me donne à contempler une diversité,

 

Une harmonie de couleurs qui prend sens,

 

Quelque soit l'éclairage des lieux abordés.

 

 

 

Chaque pas me brûle mais l'endroit me porte,

 

Mon ressenti s'adouci dans une nature de la sorte,

 

Luttant contre la douleur je lève les yeux au ciel,

 

Spectacle d'une ondée s'annonçant forte et belle.

 

 

 

Les premières gouttes tintent sur les feuilles,

 

Quelques pas et voilà qu'elles me rafraîchisse,

 

Chaque impact est une joie que j'accueille,

 

Illuminant mon visage avant que je ne fléchisse.

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Hommage à BASHO Matsuo (1644-1694)

 

 

Cela fait trois jours que je la parcours,

 

Que ce soit Kyoto ou ses alentours,

 

Il règne ici un esprit que l'on devine,

 

L'art, la nature comme aspirations divines.

 

 

 

L'Haori bleu et blanc du Shinsen Gumi,

 

Qui évolue inlassablement le long des rues,

 

Soutien le souvenir des horreurs aperçues,

 

Les divinités vivent dans les cœurs endurcis.

 

 

 

Silencieuses, cloitrées dans les cours intérieures,

 

La beauté des jardins suffit amplement à leur bonheur,

 

Franchissant occasionnellement le Torii du sanctuaire,

 

Guidées par la peau du Taiko qui vibre dans les airs.

 

 

 

Comme partout le bal des vanités assèche la société,

 

Epuisant les cœurs et drainant les pleurs en torrents,

 

Invoquant involontairement les divinités courroucées,

 

Qui répondent aux hurlements, aux larmes de sang.

 

 

 

Loin de la fureur et des frayeurs qui se dessinent,

 

Loin des postures d'acteurs d'un théâtre sans saveur,

 

Je vois la douce mélancolie du moine des collines,

 

Voyageur goutant inlassablement toutes les couleurs.

 

 

 

Une ombre qui se dessine sur les hauteurs,

 

Avançant paisiblement sur les chemins oubliés,

 

La douce lueur de la Lune fait danser son cœur,

 

Ravissant les esprits qui suivent son épopée.

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Je pourrais te présenter quelqu'un. Je ne sais pas vraiment où il vit, mais je sais où on peut le trouver. Oui, c'est ici-même, entre ces murs. C'est sa voix qu'on voit sur ces parois.

 

Il y a un fil qui les relie, juste ici. Je ne sais pas précisement à quoi il fait référence ni comment tout ca fonctionne, mais si on le suit, le voyage est sans pareil.

 

Ces chants qu'on entend là viennent d'un peu partout, mais tous passent par ses doigts, se plient et se multiplient suivant les symétries de ses vers. Je ne sais pas pourquoi il fait ça—d'ailleurs qui sait pourquoi on fait ça? Mais on continue à aimer tisser les paroles en effleurant les contours d'endroits qui n'existent nulle part, et espérer que quelqu'un sente à son tour leur chaleur sous les doigt et plisse les yeux sous leur lumière.

 

Il parait que c'est un guerrier, ou que c'en était un. Apparemment il se battait beaucoup. La première fois que j'ai croisé sa route, la rage l'habitait et des flammes jaillissaient d'entre ses dents. Il était en colère, mais il ne se rendait alors sûrement pas compte que ses écailles étaient déjà en train de disparaître. Je pourrais essayer de te dire qui il est, mais je ne le sais pas vraiment, tout comme je ne saurais te dire ce qu'il cherche, ni où il va, même si j'observe ses mots depuis un moment déjà. Aussi sûre que je vois le soleil je ne saurais t'affirmer s'il est en fait composé de sable ou d'eau.

 

Le fait est qu'il revient souvent par-ici, et ça ne serait trop avancer que dire qu'il affectionne ce lieu. Si on a de la chance, on peut le croiser, le moment et l'heure ne compte pas vraiment, ici chacun a son propre temps.

 

Il ne se vexera pas d'une telle intrusion, enfin j'espère. Bien que ce lieu soit ouvert, l'écho ne ramène parfois que de vagues sourires et on peut rapidement s'y sentir seul. De toute maniere, les sanctuaires sont faits pour etre foulés, alors un peu de visite ne peut pas faire de mal.

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Cheval noir

 

 

 

 

 

Des univers finis par les soucis,

 

Accoutumances à la souffrance,

 

Le cheval hennit quand je l'étrille,

 

Sous sa foulée les souvenirs s'éparpillent,

 

Écrasant ceux sans importance,

 

Soulevant ceux que j'apprécie.

 

 

 

La main saignée par la sangle,

 

Qui me relie à son mors,

 

Laissera la marque de l'effort,

 

Invisible sous certains angles.

 

 

 

Au pas sur un chemin longeant une rizière,

 

Le soleil baignant les paysans qui s'affairent,

 

Le son de la forge rythme doucement l'atmosphère

 

Et le parfum des cuisines fini de clore mes paupières.

 

 

 

Assiégé par la douleur,

 

Soutenu par son regard,

 

Présage d'un cœur sans âge,

 

Miroir noir du partage

 

Traversé de part en part,

 

L'espoir prend le pas sur la peur.

 

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Magie & nécromancie

 

 

Tout existe à travers son prisme.

Récoltant les larmes dans un flacon,

Précieux ingrédient pour ses potions,

 

L'objectif demeure la fusion et le schisme.

 

 

 

Créer, détruire, mourir,

 

L'ombre de l'échec guette.

 

Adversité in fine renouvelée,

 

Pour une flamme ravivée,

 

L'invocation s'y prête,

 

L'Atronach ne peut pourrir.

 

 

 

Alchimie du mouroir,

 

Nécromancien du divin,

 

Les goules sortent du manoir,

 

Sur ordre de leur suzerain.

 

 

 

Le cimetière est vaste,

 

L'invocation calamiteuse,

 

Sous-produit de la faucheuse,

 

Le roi Liche darde le blast.

 

 

 

Sorcières et nécromanciens,

 

Comme un camouflet au divin,

 

Transforment les animaux en hommes,

 

Insufflent la vie quand les éclairs tonnent.

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Skull Knight tribute

 

 

Son cœur tonne au moment où sonne le réveil,

 

En un éclair les obstacles de la journée défilent,

 

Déroulant le fil qu'Ariane a tissé dans son sommeil,

 

Pour que le cavalier puisse faire le tour de l'île.

 

 

 

Que ce dernier n'ait pas de peau sur les os l'indiffère,

 

Sa monture diffuse un souffle chaud et âcre,

 

Électron libre des frontières entre cette terre et l'enfer,

 

Il extermine les fantômes pour la rose et son sacre.

 

 

 

Elle observe le ciel enivrée par le parfum d'une rose écarlate,

 

Songeant avec émoi à la furie avec laquelle il jaillit.

 

Le jour où sa main fut écorchée par une rose noire,

 

Les pétales furent tâchés d'un rouge carmin dans l'ombre du soir.

 

Un grand corbeau déposa une graine entre les pétales rougis,

 

Elle se gorgea alors du sang et du nectar de la fleur, jusqu'à ce qu'elle éclate.

 

 

 

Un nuage électrique commença à s'en échapper,

 

Formant progressivement un tourbillon d'énergies noires

 

Dont l'expansion était rythmée par des arcs électriques violets,

 

Formant un cône semblant s'échapper de la fleur ensanglantée.

 

 

 

Fixant le cœur de la spirale elle distingua une forme,

 

Un éclat métallique grandissant progressivement.

 

Il y eut une détonation sourde et profonde, suivie d'un déchirement :

 

Le cavalier à la rose pouvait à présent fouler la terre des hommes.

 

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Otaku way of life

 

 

 

 

 

De tous les déserts, de toutes les misères,

 

Au sein des paradis que recèle cette terre,

 

Nous tentons de capter une certaine lumière,

 

Portant aussi haut que possible des cœurs fiers.

 

 

 

À la recherche des meilleurs fruits de l'esprit,

 

Nous étrennons la création et celles de nos pairs,

 

Avec la conviction ou l'espoir continuellement nourrit,

 

De poser les yeux sur ce qui lancera une nouvelle ère.

 

 

 

Vivre plus fort, rire à en avoir le souffle coupé,

 

Atomiser cette nuit encore les fantômes du passé,

 

Croiser celui, celle, qui entrera en résonnance,

 

Parcourir le récit de la clef de nos souffrances.

 

 

 

Nous poussons plus loin les frontières de notre univers,

 

En parcourant ceux créés par des passionnés,

 

Nous réanimons certains sentiments une fois le cœur ouvert,

 

Pour que l'ombre et la lumière puissent nous stimuler.

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Sun Ken Rock Tribute

 

 

 

 

La pénombre s'installe sur Séoul,

 

Tournant le dos aux derniers rayons,

 

Il apprécie son équipe, sa détermination,

 

Conscient des affres d'un pays qui coule.

 

 

 

L'un prône le chaos et la destruction,

 

L'autre est lié à l'intérêt de la population,

 

Deux dragons s'affrontant non par rivalité,

 

Chacun étant le bras armé de graines semées.

 

 

 

Diriger sa vie dans l'écho d'une idéologie,

 

Soulever son cœur pour que vivent ses valeurs,

 

Prêt à tout miser, à tout sacrifier dans l'heure,

 

Il ne peut oublier la fragilité, la beauté de chaque vie.

 

 

 

L'ambition et le pouvoir appellent la hauteur,

 

Là où les individus ne sont plus visibles,

 

La vie ne pèse rien face aux projets d'ampleur,

 

La distance rendant les cris inaudibles.

 

 

 

Identifier les rouages grippés et les remplacer,

 

Écraser l'ancien monde sous le poids de l'ambition,

 

La révolution contient le germe de celui qui va la mener,

 

Déterminant l'action et la forme de la sédition.

 

 

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Par amour

 

 

 

 

Le flot de souvenirs gorgés d'émotions,

 

De moments exaltants ou blessants,

 

Sont autant de balises sur cette mer de sang,

 

Vers la vérité qui éventre toutes trahisons.

 

 

 

Des déserts aussi sombres que nos pays d'origine,

 

Contrés ou notre psyché a grandi puis erré,

 

Nous obligeant à forger notre propre épée,

 

Sur l'enclume d'expériences sordides qui minent.

 

 

 

Encore naviguer sur cette mer des enfers,

 

Orientés par la longue vue de notre esprit,

 

Nous gardons un œil sur les récifs acérés,

 

Pour éviter à temps la collision redoutée,

 

Le ciel foudroie notre esprit quand l'engagement est pris,

 

Résolus à brûler plutôt que de rester face contre terre.

 

 

 

De mémoire d'homme, de femme,

 

L'amour reste la plus belle flamme,

 

Celui qui transcende les cœurs et l'horreur,

 

Aux cœurs victorieux de toutes les peurs.

 

 

 

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Cœurs bleus

 

 

 

 

Les bourrasques de neige balayent l'entrée,

 

Un râle profond résonne du fond de la grotte,

 

Le maître en garde l'accès pour contenir l'excès,

 

Souriant au son de l'agonie des aspirations dévotes.

 

 

 

Que pourrions-nous lui opposer,

 

Nous n'avons pas oublié les souffrances,

 

Les balafres continuellement exposées,

 

Le feu rouge, puis bleu qui en naît est immense.

 

 

 

Ce mélange de larmes, de colère,

 

Charge lourdement l'atmosphère,

 

L'étreinte et la brûlure des cœurs sont telles,

 

Qu'ils semblent jaillir des torses sans ailes.

 

 

 

Chaque esprit tourmenté par la peine,

 

Chaque visage déformé par la douleur,

 

Doit pouvoir goûter la paix derrière la terreur,

 

Subtilement guidé par l'amour qui coule dans ses veines.

 

 

 

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Toutes les dimensions

 

 

 

 

Les anciens psalmodient une prière,

 

Rappelant la précarité de toutes vies,

 

Son esprit s'affranchit de toutes attaches

 

Et la douleur devient une simple tâche,

 

Absent peut importe ce que le corps dit,

 

Par la pensée il voyage en enfer.

 

 

 

Chacun voudrait se détacher du mal,

 

Tout en s'attachant au plaisir,

 

Repousser ce qui déplaît dans la cale

 

Et garder à proximité cette myrrhe.

 

 

 

Les cloisons se dressent,

 

Les portes apparaissent,

 

L'expérience totale sidère

 

Celui qui découvre cette Terre.

 

 

 

Qui peut vivre au carrefour des expériences,

 

Segmentées en paradis ordinaires, en enfers ?

 

Les pires pensées et les pires aspects

 

Y côtoieraient les délices de notre réalité.

 

Oscillant de la répulsion à l'attraction éphémère,

 

La réponse apparaît avec la prise de distance.

 

 

 

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Songe d'une nuit d'automne

 

 

 

 

Aussi éthérée qu'une pensée,

 

L'émotion que suggère leur vision

 

Se propage jusqu'à l'horizon,

 

Comme une image immaculée

 

Dont la beauté sublime la réalité,

 

Chaleur de cœurs enflammés.

 

 

 

Ils peuvent tout consumer,

 

Aucune souffrance, aucune erreur,

 

Qu'ils ne puissent éventrer,

 

Les rendant aussi creusent que la peur.

 

 

 

Les ennemis de la vérité sont démembrés,

 

Disséqués et jetés dans le brasier,

 

L'émotion ainsi libérée de l'ignorance,

 

Fait danser les cœurs sous un ciel immense.

 

Le regard a beau se perdre au confins de l'univers,

 

Nous devinons que le royaume est sans matière.

 

 

 

 

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Mugendai

 

 

Centrés sur nous-mêmes,

 

Absorbés par le flot d'émotions,

 

par le tumulte des passions,

 

Charriant ce que l'on aime,

 

 

 

Laissant glisser les peines,

 

Cramponnés à la Terre,

 

Quand s'ouvre les enfers,

 

Où pose-t-on notre regard quand on aime ?

 

 

 

Metteurs en scène de nos virées,

 

Résolus à jouer des rôles imposés,

 

Par un cœur qui méconnait les lois,

 

De notre évolution ici bas,

 

 

 

Nous voudrions que l'émotion,

 

Que nos souhaits soient exaucés,

 

Cherchant le point d'union,

 

Où la volonté s'accorde à la réalité.

 

 

 

À chaque cause son effet,

 

un océan infini d'interdépendances,

 

Régissant nos joies comme nos souffrances,

 

De la genèse des corps à leur mort,

 

Un amour délimité ou sans bord,

 

L'ignorer reviendrait à s'aliéner,

 

 

 

À récolter sans fin ce qui a été involontairement semé.

 

Quelle félicité de pouvoir discriminer les graines,

 

Les actes et les pensées qui seront aptes à nous installer,

 

Sous les branches de cet arbre à la frondaison saine.

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Calling from the deep

 

 

 

 

Nous pouvons les imaginer,

 

Communauté anonyme et silencieuse,

 

De cœurs et d'esprits balafrés,

 

Afférés à atomiser le mal pour les précieuses,

 

 

 

Ces âmes qui les inspirent,

 

Ayant essuyé le pire par amour,

 

Sublimes cœurs sans mot dire,

 

Nous garderons votre souvenir toujours.

 

 

 

Embrassant la solitude par résolution,

 

Par détermination à dissiper l'ignorance,

 

Ulcérées par le cycle de la souffrance,

 

Les épreuves ne sont rien face à l'aliénation.

 

 

 

Parce que nous voyons le mal,

 

Parce que nous devons le comprendre,

 

Nous mobilisons toute notre âme pour ce graal,

 

Corps, parole et esprit pour le fendre.

 

 

 

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Support de ma joie

Son visage illumine les hauteurs,

 

Hissant son esprit aux sommets,

 

Son amour veille de tous côtés,

 

Sous la félicité de son cœur, nul labeur.

 

 

 

Le sol encore humide rend la marche plus musicale,

 

Le bruit de chaque pas modulé par la nature de la terre foulée,

 

Produit une infinie variation, une richesse abyssale,

 

Pas une seconde identique à la précédente dans l'activité.

 

 

 

Certains qualifieraient le paysage de morne,

 

L'épaisse grisaille des nuages détonne,

 

Avec la clarté et la ferveur qui baigne mon cœur,

 

En ce jour le ciel n'a pas de prise sur mon humeur.

 

 

 

Combien de faux secrets la nature recèle,

 

Outrageusement étalés sous nos yeux et nos pieds,

 

Cherchant un temps l'inspiration dans le ciel,

 

Ce que j'y ai trouvé me rappel la richesse de l'esprit originel.

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