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Les organisateurs des JO de Tokyo accusés d’utiliser du bois tropical coupé illégalement

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Une cinquantaine d’ONG ont adressé un courrier au Comité international olympique pour dénoncer la déforestation de la Malaisie pour les jeux de 2020.

 


 

Les bâtisseurs des installations prévues pour les Jeux olympiques de Tokyo de 2020 ont-ils recours à du bois coupé illégalement ou obtenu dans des conditions irrespectueuses des droits humains ? Telles sont les accusations formulées par des dizaines d’ONG, dont Greenpeace, inquiètes de l’exploitation des forêts tropicales de Malaisie pour les travaux, notamment ceux du stade national au cœur de Tokyo. Le problème concernerait principalement le contreplaqué des coffrages pour couler le béton.

Dans un courrier adressé au Comité international olympique (CIO) réuni en session à Lima le 11 septembre, 47 ONG affirment détenir des « preuves de plus en plus solides montrant que Tokyo 2020 exploite les forêts tropicales ». Pour les ONG, cela « compromet l’engagement olympique à la durabilité et au respect de la dignité humaine ».

Vide juridique

Traditionnellement, le Japon importe son contreplaqué de Malaisie et d’Indonésie. En 2016, 40 % venait de Malaisie. Celui utilisé pour les installations des Jeux olympiques viendrait du Sarawak. Cet Etat malaisien de l’île de Bornéo subirait déjà, explique l’organisation suisse Bruno Manser Fonds, « l’un des taux de déforestation parmi les plus élevés, en raison de pratiques d’abattage particulièrement destructrices ». Nils Hermann Ranum, de Rainforest Foundation Norway, y voit « un désastre environnemental qui provoque une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, menace la vie sauvage et nuit aux communautés indigènes ».

D’après les ONG, Taisei, le géant nippon du béton chargé des travaux à Tokyo, achète du contreplaqué à Shin Yang, une entreprise malaisienne régulièrement attaquée pour abattage illégal. Une partie du bois utilisé pour ce contreplaqué viendrait de terres « revendiquées par un groupe indigène », affirme Rick Jacobsen, de l’ONG Global Witness, en l’occurrence les Penans.

Soutenez l'article : http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/10/les-organisateurs-des-jo-de-tokyo-accuses-d-utiliser-du-bois-tropical-coupe-illegalement_5198931_3244.html

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