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[Fiction] OA : le light novel


Messages recommandés

Ohhhh encore un chapitre très amusant et rempli de rebondissements !!!

 

Je n'ai pas compris le "Senpaiiiii"...Tarask le dit souvent???

 

En tout cas, la SNCF a bien été décrite XDDD J'aime le grève hebdomadaire...c'est vraiment marrant , dans l'histoire...pas en vrai.

 

En tout cas, j'attends la suite avec impatience.

 

J'espère simplement que les persos comme Vinland ou Tarask ne seront pas que de passage et qu'ils reviendront même après la quête, histoire de les revoir.

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Pas vraiment de rebondissements non. :hum:

 

Je vois que la réputation de la SNCF franchit les frontières. :d

J'avais ce perso sous la main depuis un moment, j'ai d'ailleurs fait exprès de prendre un royaume qui commence par un F. Je trouvais que c'était pratique pour créer un comique qui parle à tout le monde.

 

Entre ceux qui veulent rentrer dans l'histoire et ceux qui ne veulent pas la quitter je vais devoir bientôt faire bouger une équipe de 40 personnes. :P

 

Faut trop que je fasse une formule kickstart avec des packs de figuration genre :

- 5 € : apparaît dans l'histoire en personnage dans l'histoire

- 20 € : rôle de perso secondaire qui apparaît plus souvent

- 50 € : personnage important

- 100 € : personnage principal

:sarcasme:

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Pas vraiment de rebondissements non. :hum:

 

Je vois que la réputation de la SNCF franchit les frontières. :d

J'avais ce perso sous la main depuis un moment, j'ai d'ailleurs fait exprès de prendre un royaume qui commence par un F. Je trouvais que c'était pratique pour créer un comique qui parle à tout le monde.

 

Entre ceux qui veulent rentrer dans l'histoire et ceux qui ne veulent pas la quitter je vais devoir bientôt faire bouger une équipe de 40 personnes. :P

 

Faut trop que je fasse une formule kickstart avec des packs de figuration genre :

- 5 € : apparaît dans l'histoire en personnage dans l'histoire

- 20 € : rôle de perso secondaire qui apparaît plus souvent

- 50 € : personnage important

- 100 € : personnage principal

:sarcasme:

 

 

Bah si quand même...la grève de la SNCF...les grèves de trains ont une incidence sur le déroulement de notre journée...si, si!

 

Ahhhh mais tu ne sais pas qu'en Belgique nous disposons d'une SNCB même signification que SNCF sauf que le B = Belgique. Et on a EXACTEMENT le même problème en France. Et peut-être que des fois, leur problèmes dépassent même mes attentes XDDDD... Le pire c'est qu'en Belgique, en plus de la SNCB, on a un problème au niveau de la société qui dirige les transports en commun à Bruxelles : STIB dont la traduction en flamand existe : MIVB...Alors la STIB c'est une tout autre histoire...quand ils font grève, tu le découvres le matin même en te rendant à la station...Des fois, les terminus (dernier arrêt de la ligne) sont changés à cause de travaux sur la ligne et tu ne sais même pas où il faut aller XDDDD je parle que des métros. Puis je ne compte pas les retards des métros, les métros hors service qui passent sous ton nez et t'es en mode : :pourquoi: alors que tu avais placé tous tes espoirs en lui...Puis les métros dont le conducteur annonce aux passagers de sortir du métro alors que l'on est même pas au terminus juste pour que le métro aille rejoindre le dépôt et que c'est justement le métro que tu devais prendre et tire cette tête : :pourquoi: ...fin bref, j'en passe XDDD

 

Moi je n'ai jamais rien demandé XDDD je ne suis pas un frotte-manche et j'ai plaidé la cause des personnages tels que Tarask et Vinland.

 

XDDD pas mal les forfaits !!!

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J'ai prévu une blague sur une autre entreprise que la SNCF aussi dans le même genre mais je ne vais pas spoiler. :P

 

Cela a l'air joyeux tes transports belges aussi.^^

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J'ai prévu une blague sur une autre entreprise que la SNCF aussi dans le même genre mais je ne vais pas spoiler. :P

 

Cela a l'air joyeux tes transports belges aussi.^^

 

Ooooh suspense suspense....

 

Oui, très!! Tu ne peux pas imaginer à quel point! XD

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C'est juste excellent !

 

Tu écrit bien dit donc, c'est tellement facile de s'imaginer l'histoire XD j'ai l'impression de la voir se dérouler dans ma tête ! J'adore !

 

Vivement la suite !

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Merci Zaza ! C'est peut-être parce que je la raconte dans ma tête et que j'essaie de la faire ressortir par les mots de manière assez fluide.^^

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ça y est, c'est lu. On se revoit dans 3 ou 4 chapitres.

Ce que je retiens du chap 5, c'est que kiri à peur de saigner, c'est parti pour être très pratiques quand il faudra faire son boulot de héro. :d

C'est con de ne pas inclure le canard à la guilde des aventuriers, c'est celui qui tient le plus la route, dans cette équipe :d (et quand celui qui tient le plus la route est un canard, c'est qu'on a une équipe spéciale, quand même.)

 

Sinon, c'est moi ou y'a plus d'application sur les chapitres de Sandy?

 

Pour ce qui est du chapitre 7, en fait toutes les chanteuses de ce monde sont des loli idoles, ou bien c'est juste les préférences de shaf et kiri qui ressortent dans leurs conversations? (ou alors, c'est pas "ce monde", mais "ce royaume" et on trouve d'autres types d'artistes dans d'autres royaumes?)

 

 

 

Ça y eeeeest! Popop et Tarask sont réunis! :tears: ça va être le festival des vannes qui volent haut comme un chocobo (qui rappelons le, sont des oiseaux coureurs)

 

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Ouais je ne sais pas trop pourquoi j'ai mis ça la peur de son sang. Pas un gros intérêt mais cela devait alimenter un peu le comique de situation.

 

Plus d'application hum. C'est partiellement vrai. J'ai commencé à décrire davantage l'environnement avec le C4 ce qui demandait un plus gros boulot et je me suis attardé sur la princesse. Un peu la même chose sur le C6 sauf que le décor était déjà planté. Mais ce qui a pas mal joué, c'est que la princesse reste souvent seule donc tu mets moins de dialogues. Or les dialogues c'est plus facile et c'est beaucoup plus de langage parlé donc cela renforce cet état de fait si j'ose dire. Mais quel que soit ce que j'écris, je pense que je garderai toujours un tropisme vers l'héroïne à moins de verser beaucoup de moi dans le héros.

 

Toutes les chanteuses ne sont pas des lolis et tous les pays n'ont pas les mêmes coutumes. J'en ai introduit un notamment ce dernier chapitre... Ensuite les idoles, je n'ai pas encore une idée très claire de leur organisation.

 

 

Pas con le coup des échanges de blague, j'y réfléchirai. Le problème c'est que c'est dur de mettre en avant tout le monde...

 

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  • 2 weeks later...

Voilà votre chapitre, je m'excuse pour le délai. Certains vont être tristes mais pas de princesse au programme, elle reviendra dans le suivant, promis !

 

--------------------------------------------------------------------------------

Chapitre 8 : le Mont Fournaiz

 

Sur le chemin escarpé, un homme de haute stature se dresse devant la calèche. Vêtu d’une épaisse cotte de maille et le visage couvert d’un heaume noir, il se tient le bras. Une blessure béante saigne abondamment au niveau de l’épaule gauche. Le visage de l’homme grimace un instant puis il s’écroule de tout son long contre le sol poussiéreux.

 

Shaft surpris par l’arrêt brutal du véhicule, ouvre la porte et voit l’homme blessé à terre. Il constate la vilaine blessure, consulte du regard Kiri et entreprend de le soigner. Il sort un cristal blanc de sa ceinture.

 

« NESSOLHSEG DRIW TUAH EID !»

 

La blessure de l’homme gisant par terre se referme au contact de la lumière émise par la main de Shaft. Son visage reprend des couleurs. Il entrouvre ses yeux et se lève en sursaut comme s’il sortait d’un mauvais rêve. Haletant et en sueur, le guerrier reprend ses esprits.

 

« Bonjour, aventurier. Ne vous inquiétez pas, nous n’allons pas vous faire de mal. Pourriez-vous nous dire ce qui vous est arrivé ? »

 

« Une grande masse sombre… J’étais avec les membres des Rodeurs de l’Ombre, notre équipe d’aventuriers. On montait tranquillement le Mont Fournaiz quand on a entendu un grondement sourd. Avant que je puisse réaliser ce que c’était, une force colossale m’a projeté contre un arbre plusieurs lieues en contrebas. Je suis resté dans les pommes pendant plusieurs heures et à mon réveil je suis retourné vers la scène du champ de bataille. Les corps de mes compagnons étaient étendus à même le sol, tous mutilés ou calcinés. Ils avaient rendu leur dernier soupir. J’ai pris mes jambes à mon cou et à bout de force, Grodr dans sa bienveillance m’a guidé jusqu’à votre calèche. »

 

« Vous ne voulez pas offrir à vos compagnons d’armes une sépulture digne de ce nom ? N’avez-vous pas peur qu’El’Shine le dieu de la mort ne les fasse revivre en ghoules dépourvues d’âmes ? »

 

« J’ai une femme et 3 jeunes filles qui m’attendent, je ne peux malheureusement pas risquer ma peau alors qu’une bête féroce rode dans les parages. Ah si j’avais su, on aurait jamais dû accepter cette foutue quête de la broche en Ivogrine. »

 

L’homme se redresse avec difficulté, crache par terre et jure dans sa barbe. Les yeux émeraude de Shaft luisent d’un éclat étrange.

 

« Ah si vous avez des lolis… euh des jeunes filles c’est tout à fait naturel que vous alliez les retrouver en vie ! Sinon qui sait quel pervers doué de mauvaises intentions peut leur faire. Il y a eu tant d’histoires d’enlèvements avec des lo… jeunes filles qui ont subi des sévices de tous les genres dans les expérimentations d’un mage dérangé. »

 

« Oui, vous avez de la chance de pouvoir profiter d’un si bel harem à la maison ! Je suis jaloux ! Heureusement que mon ami mage ici présent était là pour vous secourir. Vous devriez nous accompagner, si le pire devait arriver on prendra soin d’elles. »

 

Après discussion et suite au refus poli de l’homme, Shaft et Kiri décident de lui laisser une gourde remplie d’eau et des rations de survie pour qu’il puisse se rendre à la cité la plus proche, Agapant. C’est un solide gaillard, les lolis n’auront pas à finir orphelines pense Shaft, ému.

 

Quelques minutes après la séparation avec l’aventurier, le véhicule s’arrête de nouveau.

 

« Encore ! Le volcan n’est pas loin mais on ne devrait pas déjà être arrivé à destination. Et je ne sens l’aura d’aucun être vivant dans les parages. Etrange. »

 

Lilu décide de sortir voir ce qu’il se passe histoire de rompre la monotonie du voyage. Elle voit le cocher agenouillé essayant de faire un feu, Tarask et Cana assis à ses côtés. Une bouilloire est suspendue au-dessus des branches. Vinland parvient finalement à faire du feu en frottant deux silex l’un contre l’autre.

 

« Le thé sera bientôt chaud mademoiselle ! Ne vous en faites pas ! C’est un service offert par la compagnie ! Il y a aussi des petits gâteaux. »

 

« Gâteaux ! Lilu a faim ! »

 

Lilu rejoint précipitamment le groupe et entame avec un appétit féroce les réserves de petits sablés. Shaft sort à son tour du véhicule, regardant à droite et à gauche, se méfiant du danger. Il aperçoit le petit groupe qui déguste tranquillement le thé et les gâteaux sur une couverture de toile étendue à même le sol. Il se frotte les yeux, incrédule. Entre temps, Kiri s’est rajouté au petit groupe apprécie le thé en compagnie de Lilu.

 

« Mais… Pourquoi s’est-on arrêté. On aperçoit le sommet du Mont Fournaiz mais il est encore loin ! »

 

« C’est le règlement de la SNCF. Nous devons faire une pause d’une durée minimum d’une heure toutes les deux heures. Il faut aussi laisser se reposer la monture qui travaille dur. »

 

« Kwweeeeeeeee ! »

 

Vinland sort un petit livre rouge du règlement interne de la SNCF de sa poche et le montre à l’elfe le règlement en se plaignant des conditions de travail et du salaire trop bas.

 

« Venez boire du thé, cela vous désaltérera, vous êtes tout rouge avec la chaleur ambiante de l’air. Vous ne pourrez pas bien servir votre maîtresse dans cet état voyons ! »

 

Shaft reste bouche bée un instant, puis hausse les épaules et va rejoindre l’attroupement. Vinland regarde Lilu engloutir les sablés avec un air proche de la vénération.

 

« Le thé aux pétales de Zakura est très bon pour votre teint Mademoiselle. Vous mangez vraiment d’une manière distinguée, seriez-vous une aristocrate ? »

 

Puis il étend sa main et attrape une miette parmi la multitude qui parsème les joues de Lilu avant de la savourer avec félicité.

 

« HIHI ça chatouille ! Seul Master a le droit de manger Lilu ! Aristocrate ce sont ceux qui mangent les gâteaux ? Oui Lilu doit être aristocrate alors. »

 

Lilu gonfle sa poitrine puis pose sa tête contre la robe verte de Shaft en rougissant comme une pivoine.

 

« Plus sérieusement, vous avez entendu ce qu’a dit l’aventurier ? On dirait qu’une bête dangereuse rôde dans les environs. Cette quête cache quelque chose de louche… »

 

« Shaft un concert des Akb666 mon vieux ! Pour admirer ces lolis en concert qu’est-ce qu’une bête féroce ? Même si c’est une Panthéras, on l’étripera et on fera des brochettes. Cela ne vaut pas le bacon mais c’est méchamment bon ! »

 

Une bonne heure plus tard, la calèche se remet finalement en route vers le Mont Fournaiz. Le paysage était recouvert à perte de vue par le sable ocre à l’exception de quelques grands rochers difformes, travaillés par le sel et les rares averses. Au pied du volcan endormi, un bois touffu de sapins s’élevant ver le ciel formait un contraste saisissant avec cette mer de sable rouge.

 

Vinland donne l’ordre à son Chokabo de s’arrêter. La route devient trop étroite pour permettre le passage du véhicule. Ils sont au pied des sapins dont les plus hautes cimes culminent à plus de quatre-vingt pieds de hauteur.

 

« Hoooooo. Terminus, tout le monde descend ! La compagnie vous remercie d’avoir voyagé avec nous. Une heure trente de retard vous avez de la chance, je n’ai jamais été aussi ponctuel ! »

 

Les trois passagers s’extirpent hors de la cabine et étirent leurs membres ankylosés par l’inactivité. Shaft règle la course au cocher. Lilu devant l’insistance de Vinland gribouille un dessin sur son petit livre rouge. Ce dernier serre fort le précieux ouvrage contre son cœur. Après des adieux larmoyants avec Lilu, il repart avec la calèche tirée par Tarask.

 

Cana prend la tête du groupe qui pénètre dans la forêt de sapins. L’humidité ambiante de l’air après le désert les surprend et les rafraichit agréablement. Ces arbres gigantesques semblent profiter de l’évaporation de nappes souterraines à proximité de la lave. Leur taille imposante les protège des rayons du soleil.

 

Ils franchissent la zone sans encombre et entament l’ascension du mont Fournaiz. La pente n’est pas très prononcée. Le groupe grimpe sans difficultés et parvient à une forme de plateau. Puis un craquement étrange se fait entendre sous les pas de Kiri. Les trois autres sont sur le qui-vive, prêts à réagir à toute menace. Kiri baisse la tête et voit des ossements mêlés à la poussière.

 

« Sûrement un animal qui est venu mourir ici. Le Nyanko de ma tante Augusta une fois était venu mourir dans ma cuisine le jour où je faisais du kimcho, un plat à base de chou et de sel. »

Shaft se rapproche des os puis se relève après un bref examen.

 

« Ce sont des ossements humains Kiri, j’ai trouvé une molaire en or. Sûrement un des compagnons de l’aventurier qu’on a croisé sur notre route. Leurs corps ne doivent pas revenir à El’Shine mais à la terre nourricière. »

 

Shaft commence à tracer des inscriptions étranges qui se rejoignent en un point où il s’accroupit en position de tailleur. L’une de ses mains est en contact avec la terre et l’autre renferme un stigmata transparent.

 

« LEBU MELLA ROV CID TZTUCS RUTAN RED RETSIEG EID SAD »

 

Quatre petites flammes aux reflets bleutés émergent du sol avant de s’éteindre en crépitant. Les ossements et la chair des aventuriers ont été convertis en poussière.

 

« Ne soyez pas surpris, c’est le rituel elfique de l’au-delà pour guider les âmes vers le monde des dieux. Reprenons l’ascension, je ne détecte aucune forme de vie ici. »

 

« Pas d’Ivogrine ? »

 

« Je ne vois que ce sable rouge à perte de vue… L’Ivogrine est une pierre précieuse. Quelqu’un s’en est sûrement emparé, même si ce groupe d’aventuriers l’a peut-être trouvé en premier. »

 

Le dénivèlement augmente, chacun s’agrippe aux roches et fait attention à ses prises pour progresser. Cana pousse Kiri qui n’est pas habitué à un tel effort.

 

« Canard ton bec me chatouille le derrière, sois un peu plus doux steuplaît. »

 

« Coin… Coin ! »

 

Shaft et Kiri s’arrêtent pour reprendre leur souffle sur une corniche. Lilu chantonne en sautillant à cloche-pied. Cana part en éclaireur à la demande de Kiri qui n’a pas envie de continuer à jouer les équilibristes jusqu’au sommet. Il déploie ses ailes et s’élance dans le vide pour attraper un courant d’air ascendant qui le propulse vers le sommet. En longeant la montagne, il aperçoit une anfractuosité assez large dans la paroi du volcan qui attire son attention. Il s’en approche et entrevoit plusieurs objets en or incrustés de pierreries entassés en vrac à même le sol. Il n’ose pas s’attarder et redescend faire son rapport à Kiri. Quelques battements d’ailes plus tard, il pose les palmes sur la corniche et consulte Kiri du regard.

 

« Coin ! Coin ! »

 

« Ah oui ! J’ai complètement oublié ! Tu peux nous dire ce que tu as vu Canard. »

 

« Ah enfin, Messire se rappelle finalement de mon existence ! Oser me priver pendant si longtemps de l’usage de la parole ! Mon Canard de bain préféré qu’il disait ! Et pourtant je ne cancanais même pas sur la parade nuptiale que tu faisais vis-à-vis de cette loli. On aurait dit un paon penaud ! Bon ensuite elle est charmante mais elle serait mieux avec des lunettes. Sinon à part ça, j’ai trouvé une sorte de grotte dans le flanc de la montagne un peu plus haut qui renferme tout un bric-à-brac d’objets en or et en pierres précieuses. »

 

« De l’or et des pierres précieuses ? Ça c’est mon canard ! Qu’est-ce qu’on attend ? Allons-y vite avant qu’un autre groupe d’aventuriers nous les pique ! »

 

Shaft un instant surpris par la prise de parole du canard se ressaisit et part à la suite de Kiri suivi de près par la loli. Kiri fait soudainement preuve d’une énergie insoupçonnée lui qui peinait à reprendre son souffle à quatre pattes quelques instants plus tôt. Pris par la fièvre de l’or il gravit le flanc de la montagne à toute vitesse quelques minutes. Mais très vite il se retrouve à bout de souffle et renoue avec son rythme d’escargot.

 

Au prix d’un intense effort, le petit groupe parvient finalement à atteindre la grotte mentionnée par Cana.

 

« Attention Kiri, nous n’avons toujours pas croisé la créature qui a massacré les Rodeurs de l’Ombre. Soyons prudents. »

 

« Ne t’en fais pas Shaft, je serais aussi discret qu’un courant d’air ! »

 

Les membres de Love Loli pénètrent dans la galerie creusée à même la roche.

 

« Oooooooooohhh !!! Tout cet or ! Je suis riche. A moi le bacon fumé, l’alcool et les lolis ! »

 

Kiri oublie l’avertissement de Shaft et plonge littéralement dans l’imposante masse de pièces d’or qui luisent au contact de la lumière de l’extérieur. Puis le sol se met soudainement à trembler à leurs pieds. Quelques pierres se détachent du plafond rocheux.

 

« Growwwwwww »

 

Un grand œil vert et cruel de reptile s’ouvre au milieu de la montagne d’or et de pierres précieuses. Il contemple froidement les nouveaux arrivés venus perturber son sommeil. Une corne se soulève au milieu du trésor. Elle orne un énorme museau vert. La gueule de la bête laisse découvrir une rangée de dents acérées. Sa peau est protégée par d’épaisses écailles verdâtres qui luisent avec un curieux reflet noir. Il possède un collier de cornes en ivoire noire autour de son cou massif. Le corps de la majestueuse créature se termine par une longue queue parcourue par une série d’os sombres et tranchants. Son corps dépasse les quarante pieds de haut. Un étrange bijou scintille à son oreille droite.

 

A l’exception de Kiri tétanisé par la peur, chaque membre de Love Loli se prépare au combat. Shaft se saisit d’un stigmata de sa ceinture et récite une incancation.

 

« LEBU MELLA ROV CID TZTUCS RUTAN RED RETSIEG EID SAD ! »

 

Une aura de lumière blanche recouvre ses alliés. De petites fées ailées de lumière tournent autour de la tête de Kiri qui, émerveillé, oublie un instant où il se trouve. Lilu à son tour matérialise sa gigantesque hache et se met en position de garde. Cana prend une pose cool et fait un petit geste provocateur de son aile.

 

« Je n’ai pas peur de toi. De nous deux, le plus emplumé n’est pas celui qu’on croit. »

 

Lilu interrompt cette belle réplique en se propulsant haut dans les airs. Elle brandit son arme meurtrière, se préparant à asséner un coup mortel à l’ennemi. La terrible créature réagit à avec une vitesse stupéfiante pour son gabarit et la frappe avec force à l’aide de sa queue. Lilu surprise par la vivacité de l’attaque ne peut que parer l’attaque avec sa hache et se retrouve projetée en dehors de la grotte. Un filet de sang rouge coule au bout de ses lèvres. Ayant réglé le cas de la loli, son attention se porte alors sur Kiri qui a réussi à se relever. Celui-ci tente en vain de sortir son épée qui reste coincée dans le fourreau. La griffe gauche de la bête se rapproche dangereusement de Kiri mais il parvient à esquiver in extremis l’ivoire noire en glissant sur un sceptre.

 

Cana à son tour s’élance sur la tête de l’animal et commence à le picorer, ce qui a pour effet d’enrager l’animal et de lui fendre quelques écailles. Le reptile parvient finalement à se débarrasser de l’encombrant volatile. Une boule d’énergie noire se concentre dans la gueule béante de la créature qui contre-attaque par un puissant souffle. Les flammes noires font même fondre la pierre avec laquelle elle rentre en contact. L’aura lumineuse faiblit sous l’action des flammes et les fées s’évaporent. Alors qu’elle est sur le point de s’éteindre, Shaft sort un stigmata noir.

 

« EIS NIE LEBRIW MINFUA SELLA RED, TSIED REDO EIRETAM »

 

Un vortex apparaît devant lui et absorbe les flammes noires de ses coéquipiers. Mais l’opération pour neutraliser l’énergie noire a profondément entamé le mana de Shaft qui pose un genou à terre.

 

Surpris par la résistance de ces petits êtres, la créature verte change de tactique et tend son long cou vers celui qu’il estime être le plus dangereux – Cana - dans une tentative pour le croquer. Le canard esquive la manœuvre en s’envolant hors de sa portée.

 

« Je vais venger Lilu, espèce de sac à main ! »

 

C’est à ce moment-là que Kiri saute sur la tête du dragon et s’agrippe tant bien que mal à la corne entre ses deux narines. Il saisit la bouteille de Stro et verse son contenu dans la narine du dragon.

 

Surpris, celui-ci se met à éternuer, envoyant valser Kiri au loin. Cana intervient pour empêcher Kiri de se fracasser les os contre le sol en pierre. Le reptile est soudainement pris de convulsions et émet un cri déchirant. Les flammes noires enveloppent le grand corps du reptile et commencent à faire fondre jusqu’à ses écailles pourtant réputées aussi dures que le mithril. La concentration de l’aura noire autour de la créature augmente.

 

« C’est mauvais, il faut à tout prix sortir au plus vite d’ici ! »

 

Shaft attrape le canard dans un bras et Kiri dans l’autre et saute dans le vide. Juste à ce moment-là, une énorme explosion retentit…

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Stro la boisson qui tue même les dragons XD j'vais mourir de rire.

 

Sinon deux fois massif/massive dans la description du dragon ^^

 

Vivement la suite !

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Stro la boisson qui tue même les dragons XD j'vais mourir de rire.

 

Sinon deux fois massif/massive dans la description du dragon ^^

 

Vivement la suite !

Oky, j'en ai profité pour faire de légères modifications sur ce passage.

 

Tiens tu viens de me donner l'idée d'une réplique culte, merci. :note

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Me revoilà !!!! Ta commentatrice préférée est de retour pour te jouer un mauvais tour pour partager son avis et ressenti suite à la lecture de ce chapitre. Je faire en sorte d'élaborer un joli commentaire ^^ . Je te dois bien ça, non?

 

Alors commençons tout d'abord par le style. S'il y a bien une chose qui m'a marquée en lisant ton histoire, c'est bel et bien le style employé. En effet, tu as su adopter une narration qui va de paire avec l'histoires et les différentes péripéties, ce qui facilite l'immersion du lecteur dans ton récit. Aussi, ce qui est étonnant chez toi, c'est ton aisance à l'écrit. En lisant chacun de tes chapitres, on ne peut que se rendre compte de cette qualité. Tu donnes l'impression que tu écris comme tu respires et cela est visible au travers de ton écrit. De plus, même s'il ne s'agit que d'un petit projet élaboré à la va-vite, tu as su lui consacrer du temps pour nous offrir un récit de qualité! Ce que j'approuve vraiment. Donc, pour résumé, ton style est approprié et tu as un don pour mener l'histoire ainsi que son rythme tel un chef d'orchestre.

 

A présent, je vais aborder un point propre à ce chapitre que j'ai vraiment aimé. De part l'aisance de ton écriture, on ne peut que s'imaginer clairement les scènes dans nos esprits ce qui est un point positif. Surtout lorsque l'on entame un chapitre plein d'actions et de rebondissements dignes des films de Peter Jakson - dixit Lord the Rings et The Hobbit dont la scène avec l'apparition de Smaug dans son Chateau m'est revenue en tête lorsque j'ai lu le passage contant l'apparition du dragon face à notre équipe de casse-cou ^^. En parlant du Hobbit, la scène durant laquelle Kiri essaye tant bien que mal d'extirper son épée qui semble coincée dans son fourreau m'évoque étrangement notre Hobbit, héros du film qui porte le même nom.

 

Passons ensuite aux personnages de ce chapitre. Eh bien que dire d'autre à part le fait qu'ils sont tous aussi attachants les uns que les autres. J'ai faillit verser une larme lorsque Tarask et Vinland se sont envolés vers d'autres cieux se sont en allés - je dis vraiment n'importe quoi aujourd'hui, bien que Shaft dira que ce n'est pas la première fois. Revenons à nos moutons, même les personnages "figurants", comme le barbu aux trois lol...aux 3 filles, sont agréables à découvrir.

 

Finalement, tout ce que je puis dire c'est CONTINUE DE NOUS EBLOUIR AVEC TES CHAPITRES :sosweet: Sur ce, je m'éclipse pour vaquer à mes occupations ^^. J'espère que cette pseudo critique t'a plu ^^

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Merci Otakun, mais attention je vais prendre le melon. :XD: Heureusement j'ai conscience de mes limites et je sais que ce récit est très loin de la perfection. Et pour cause, il n'a jamais eu la prétention de l'atteindre. :P

 

Sinon pour te répondre, j'écris assez facilement oui. J'ai toujours aimé lire, à tel point que petit j'avais toujours un bouquin à table en mangeant chez des parents. Ensuite il ne faut pas se mentir, un récit se travaille. J'aime prendre la métaphore du diamant pour l'expliquer. Au début on a un premier jet c'est le diamant brut, il vaut ce qu'il vaut mais il possède poussières et impuretés à la surface. Et l'écrivain est celui qui le nettoie, le taille pour lui donner forme et éclat. C'est la phase de questionnements, de relecture et de reformulation grosso modo. Plus tu veux qu'il brille, plus il faut le polir.

 

La clarté du récit découle aussi de deux autres éléments. Si c'est facile de se le représenter, c'est que mon cerveau tourne un anime quand j'écris. Donc je visualise en même temps que je formule mes phrase. Et comme j'ai lu pas mal d'histoires cela donne une bonne base d'éléments à exploiter. Ensuite la relecture a une vertu, c'est de te permettre de voir comment ton récit "sonne". Quand je me relis, j'aime que mes phrases soient un minimum fluides, il ne faut pas que mon cerveau "tique" sur une phrase sinon il faut la réécrire. Je pense que ces deux éléments contribuent grandement à la vivacité du récit. Et il faut également que le rendu final plaise à mon moi lecteur.

 

Personnellement, je trouve que c'est agréablement de lire un récit simple n'utilisant pas une multitude de termes indigestes dans une phrase Proustienne. La simplicité a sa beauté et ses vertus. Par contre, la simplicité n'est pas forcément facile à créer je pense. C'est un peu comme un coach sportif qui doit faire maigrir quelqu'un pour ne garder que le muscle. Celle-ci peut naître d'un bel effort. Un de mes écrivains préférés et modèle est au passage Paulo Coelho (l'auteur de L'Alchimiste si vous préférez) qui a fait vœu de simplicité ; et peut-être accessoirement car son prénom ressemble étrangement au mien. :P

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Merci Otakun, mais attention je vais prendre le melon. :XD: Heureusement j'ai conscience de mes limites et je sais que ce récit est très loin de la perfection. Et pour cause, il n'a jamais eu la prétention de l'atteindre. :P

 

Sinon pour te répondre, j'écris assez facilement oui. J'ai toujours aimé lire, à tel point que petit j'avais toujours un bouquin à table en mangeant chez des parents. Ensuite il ne faut pas se mentir, un récit se travaille. J'aime prendre la métaphore du diamant pour l'expliquer. Au début on a un premier jet c'est le diamant brut, il vaut ce qu'il vaut mais il possède poussières et impuretés à la surface. Et l'écrivain est celui qui le nettoie, le taille pour lui donner forme et éclat. C'est la phase de questionnements, de relecture et de reformulation grosso modo. Plus tu veux qu'il brille, plus il faut le polir.

 

La clarté du récit découle aussi de deux autres éléments. Si c'est facile de se le représenter, c'est que mon cerveau tourne un anime quand j'écris. Donc je visualise en même temps que je formule mes phrase. Et comme j'ai lu pas mal d'histoires cela donne une bonne base d'éléments à exploiter. Ensuite la relecture a une vertu, c'est de te permettre de voir comment ton récit "sonne". Quand je me relis, j'aime que mes phrases soient un minimum fluides, il ne faut pas que mon cerveau "tique" sur une phrase sinon il faut la réécrire. Je pense que ces deux éléments contribuent grandement à la vivacité du récit. Et il faut également que le rendu final plaise à mon moi lecteur.

 

Personnellement, je trouve que c'est agréablement de lire un récit simple n'utilisant pas une multitude de termes indigestes dans une phrase Proustienne. La simplicité a sa beauté et ses vertus. Par contre, la simplicité n'est pas forcément facile à créer je pense. C'est un peu comme un coach sportif qui doit faire maigrir quelqu'un pour ne garder que le muscle. Celle-ci peut naître d'un bel effort. Un de mes écrivains préférés et modèle est au passage Paulo Coelho (l'auteur de L'Alchimiste si vous préférez) qui a fait vœu de simplicité ; et peut-être accessoirement car son prénom ressemble étrangement au mien. :P

 

Rester modeste tout en étant talentueux et ambitieux c'est louable ! :sosweet:

 

 

Oh et tu aimais lire quoi comme roman? Tu me fais penser à mon oncle qui, depuis sa tendre enfance jusqu'au jour d'aujourd'hui, lisait des romans. Jolie, la métaphore du diamant! Je partage ton avis. On a la matière première et pour lui donner forme, il faut la travailler régulièrement.

 

C'est vrai que j'ai trouvé plus de facilité à écrire ma fiction car je l'avais imaginée comme un anime ou un manga dans ma tête. Du coup, pendant l'écriture, je voyais mon récit défiler dans ma tête telle une bande cinématographique. Tandis que j'ai rencontré quelques difficultés à rédiger ma nouvelle (qui est en cours d'écriture) car je ne la voyais pas dans mon esprit. Je la voyais comme un roman illustré dans ma tête. Du coup, je raisonnais en tant que roman ambulant, je ne voyais que des lettres, des mots et des phrases sans intonation. Justement, mon cerveau tique partout XD même quand j'écris quelque chose de correct et de "beau". Mon moi lecteur est quelque peu étrange...

 

Oui je partage ton avis. Il y a de très bons romans qui n'utilisent pourtant pas des phrases interminables et "indigestes" comme tu le dis si bien. Ah oui Paulo Coelho...je voulais lire un de ses romans (l'Alchimiste). Ecrire joliment et simplement c'est tout un art en effet :sosweet: Tu as de belles métaphores dis donc !!! En parlant de Paulo Coelho, tu m'as fait penser à un auteur français que j'affectionne beaucoup et dont j'ai eu une dédicace :lovu: : Ménéas Marphil. Lui aussi écrit en toute simplicité tout en préservant la beauté du récit. Du coup, on a en main un récit beau et digeste, que demander de plus. :yatta

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Mouais enfin ambitieux, j'écris juste un petit récit léger pour me changer les idées. Je ne veux pas souiller mon pseudo avec un génocide des mots. Il y a une ambition de qualité minimum mais c'est bien léger.

 

Je lisais tout ce qui me tombait sur la main au collège. Pas mal de romans policiers notamment plutôt anglosaxons dans les classiques (Agatha Christie, John Dickson Carr entre autres) mais aussi notamment du Jules Vernes et un peu de Zola. Tant que c'est bien écrit et pas trop chiant, je peux tout lire. Après mes goûts ont évolué vers d'autres auteurs, la flemme de faire la liste ici, ce n'est pas trop le topic pour l'historique de mes lectures.

 

Sinon oui, j'aime bien les métaphores, tu dois t'en rendre compte vu que je t'ai passé le texte du chat. Je n'ai pas eu l'occasion de lire du Ménéas Marphil sinon.

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  • 1 month later...

Le prochain chapitre est prévu pour quand l'ami ? Ça me manque les aventures de la princesse Sandyh et de cana avec Kiri...

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J'essaierai de reprendre l'écriture demain. :teston

En plus, tu devais faire ton apparition bientôt, enfin pas tout de suite.

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  • 2 weeks later...

Bon ce chapitre a un peu tardé, mais j'espère que vous l'apprécierez. Pour me faire pardonner, j'ai inclus un début d'illustration du LN en balise spoiler à la fin. =)

 

Je tiens également a préciser que ce chapitre est assez lourd en fanservice, enfin cela permettra à Lexie de travailler les proportions. :mef:

 

Comme d'habitude, n'hésitez pas à signaler d’éventuelles fautes, je ferais mon possible pour les corriger.

 

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Chapitre 9 : Une faveur

 

« Nyan nyan nyan nyan nyan nyaaaaaaaaaaan ♪♫ »

 

La mélodie entraînante résonne dans les bureaux de la guilde des aventuriers d’Agapant. Deux oreilles de neko se balancent en rythme de l’autre côté du bureau. Une nekoknight se lime les griffes avec application, ses fines jambes recouvertes de lin noir reposant sur l’acajou du bureau. A la vue de la nouvelle arrivante, elle s’immobilise et ses lèvres se referment avec un pli malicieux.

 

« Que puis-je pour vous Mademoiselle ? Vous me semblez bien frêle pour aller braver seule les monstres qui pullulent en cette contrée. »

 

Sandy, un instant décontenancée par le ton inhabituel de la maid, respire un grand coup et reprend ses esprits.

 

« Bonjour, j’aurais besoin de me faire enregistrer comme aventurière auprès de la Guilde sous le nom de Lame écarlate. »

 

« Ara ara. C’est bizarre, je me rappelle l’histoire d’une petite fille pleurnicharde. Cette nunuche dormait en serrant fort contre elle une grande épée rouge après être venue à bout de son énergie ainsi que de celle de ses suivantes. Chez les paysans, on aurait appelé ça une chipie et on l’aurait laissé bouder dans son coin. Manque de pot, elle était noble. Pire encore, c’était une princesse. Il fallait à tout prix en faire un produit présentable pour ses sujets du Royaume. La tâche était ardue, à côté tuer le roi des démons aurait été une promenade dans le parc. En plus ce n’était même pas une princesse comme les autres mais une princesse qui voulait tuer les dragons. Genre elle ne pouvait même pas rêver de prince sur son cheval blanc - ou même noir – ou à l’extrême rigueur d’un roturier valable qui puisse lui faire un héritier n’ayant pas hérité de son mauvais caractère… »

 

La maid laisse échapper un profond soupir. Sandy se mordille la lèvre inférieure mais continue à faire semblant de ne rien comprendre avec un naturel déconcertant.

 

« Je ne vois pas pourquoi vous me parler de cette… garce. Je viens juste pour obtenir le certificat d’appartenance à la Guilde. »

 

Syel frappe dans ses mains et s’exclame la bouche en cœur.

 

« Oui, une garce c’est tout à fait ça ! Je n’aurais jamais pu mieux la définir. Vous devez bien la connaître Mademoiselle. »

 

Le teint pâle des joues de Sandy s’empourpre pour se rapprocher d’un splendide rouge coquelicot.

 

« SYEEEEELLLLLLL ! Arrête de te foutre de moiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!! Qu’est-ce que tu veux ? »

 

« Je n’oserai jamais ma princesse, vous devez faire erreur. J’existe pour vous servir. »

 

Syel tend son corps en arrière et par un mouvement de balancier se propulse sur le bureau avec une grâce toute féline. Puis elle prend les plis de sa robe entre ses mains avant de s’incliner.

 

« Alors donne-moi cette foutue attestation d’aventurier ! »

 

« Et les bonnes manières Mademoiselle, vous devriez savoir que toute chose a un coût… Vous êtes censée retourner au château de Sa Majesté. La garde royale doit être en train de retourner chaque bouteille de rhum pour voir si vous ne roulez pas à ses pieds. »

 

« … »

 

Syel descend du bureau d’un bond leste et se rapproche pour susurrer à l’oreille de Sandy avant qu’elle n’ait eu le temps de réagir.

 

« J’accepterai de vous accompagner princesse mais vous devez m’accorder une faveur… Êtes-vous prête à l’accepter quelle qu’elle soit ? »

 

« Bien sûr ! Dépêche-toi que je me fasse enregistrer ! »

 

« Très bien. Voilà les papiers à ton nom, je les avais préparés à l’avance. Il n’y a plus qu’à renseigner le nom de ton groupe, Lame écarlate donc. Naturellement j’en fais officiellement partie. »

 

Syel sourit et puis baisse sa main droite pour se saisir d’une feuille en parchemin recouverte d’un cachet en cire rouge. Elle la relit puis rajoute quelques mots à la plume. Satisfaite, elle descend du bureau. Sandy tend la main en la fixant du regard.

 

« Tut tut, ne sois pas si pressée, n’oublie pas que tu dois m’accorder une faveur. Suis-moi, on va aller dans un endroit pour se détendre. »

 

Syel range le papier dans le buste de son armure et prend Sandy par la main. Sandy se laisse faire. Après tout, elle n’a pas trop le choix, vu qu’elle aura besoin de l’aide de Syel pour éviter les gardes qui ne manqueront pas de partir à sa recherche.

 

Ensemble, elles sortent de l’imposant bâtiment pour rejoindre l’avenue principale. Syel s’arrête et renifle l’air avant de partir d’un pas décidé vers une petite ruelle adjacente. Au bout de quelques minutes de marche, le paysage devant elles change radicalement. Les étroits passages pavés laissent place à une large voie recouverte de cailloux d’un rose cristallin et bordée par des glycines exubérantes. De petits volatiles gazouillent, dissimulés entre les branches fleuries des arbres.

 

Elles franchissent un imposant portail de fer forgé avant de se retrouver dans la cour d’une demeure traditionnelle en bois. Les planches entretenues avec soin lui confèrent le cachet de l’ancien qui a survécu aux assauts de l’âge. Alors que la princesse est submergée par l’atmosphère du lieu, trois maids arrivent et s’inclinent devant elles.

 

« Bienvenue à Hanafuri, l’établissement de bains d’Agapant. Merci de vous honorer de votre présence, je vous prie de nous suivre. »

 

A la vue des servantes d’Hanafuri, Sandy se tient sur le qui-vive. Elle veut à tout prix éviter de retrouver sa robe en dentelle et les lourdes obligations qui accompagnent son diadème. Elle fait mine de se retourner à la vue des servantes. Syel comprend ce qui se passe dans la tête de la princesse et lui chuchotte à l’oreille.

 

« Relax, ce ne sont que des employées de l’établissement, elles ne se doutent pas une seconde de ton identité sinon tu n’imagines pas le protocole. »

 

« Soit, mais qu’est-ce qu’est-ce nous allons faire dans cet onsen ? »

 

La nekoknight prend un air mystérieux avant de répondre avec enjouement.

 

« Ben prendre un bain, que faire d’autre ? Après ton épopée par monts et par vaux, tu en as bien besoin. »

 

Sans se gêner, Syel pousse la princesse qui peine à retrouver l’équilibre avant de se rattraper à la taille d’une maid un peu troublée.

 

« Nyan nyan ♪♫ En avant ! »

 

Les panneaux de bois et de toile de la grande demeure coulissent pour laisser place à un grand séjour au parquet rutilant. La décoration de la pièce était très simple. Quelques tapisseries représentant des scènes de chasse agrémentaient les murs. Ici et là se dressait un écrin de verdure parsemé de fleurs dont le parfum agréable procurait un sentiment de bien-être aux visiteurs.

 

Les servantes en kimono les amènent jusqu’à à une deuxième pièce où elles prennent soin de déshabiller une Sandy rougissant d’exposer l’exquise courbure de son corps devant autant de personnes inconnues, fussent-elles des femmes. Elle détourne son regard avec pudeur en tenant les mains croisées sur sa poitrine. Au contraire, Syel ne semble pas le moins du monde importunée et exhibe fièrement ses formes en buvant une bouteille en verre de lait fournie par l’établissement. Sa queue de fourrure grise semble douée d’une volonté propre et balance frénétiquement d’un côté à l’autre.

 

Les employées prennent soin de laver les deux jeunes femmes sans le moindre geste superflu dans des cuves de métal disposées à cet effet. Dès la fin de cette embarrassante toilette et après un rapide séchage près des pierres calorifiantes, Sandy s’empresse de mettre la main sur une serviette et de l’enrouler autour de son corps. Pendant ce temps, la nekoknight se secoue pour enlever l’eau de sa peau dans un réflexe très félin.

 

Les portes s’ouvrent vers un bassin extérieur sculpté à même la roche et le personnel d’Hanafuri les invite à entrer dans le bain. Au fond de l’eau des cristaux incrustés dans la pierre luisent d’un bleu mystique. Avec réticence, la princesse se sépare de la serviette et l’accroche autour de sa tête pour aussitôt plonger son corps dans l’onde. Seuls ses yeux dépassent le niveau de l’eau. Elle se recroqueville dans une position fœtale, prête à sauvegarder farouchement son intimité.

 

Syel arrive avec nonchalance, abandonne la serviette sur le sol puis sourit à la vue de Sandy au milieu du bassin. Elle remplit ses poumons de l’air frais de l’extérieur, contemple le vert d’arbres de l’horizon puis décide finalement de tremper le bout de son pied. Lentement et délicatement son corps pénètre dans l’eau chaude. Elle finit par y plonger de tout son être pour aussitôt se propulser à l’autre bout du bassin avec la grâce cruelle d’un squale prédateur. Elle émerge derrière la princesse puis frotte alors son opulente poitrine contre le dos de cette dernière avant que cette dernière puisse esquisser un geste de défense. Le visage de la nekoknight s’approche de la nuque princière avant de lui souffler derrière l’oreille. La princesse pyromane, prise de court, se lève brutalement en émettant un petit cri, comme un volcan sous-marin réveillé après un long sommeil. Après une courte exposition de ses formes en offrande à Atra le dieu du soleil, elle opte finalement pour une position défensive dans un coin du bassin.

 

« Tes cris sont charmants Sandy chérie, le prince de Monalco sera ravi si tu retournes à ses côtés. »

 

Les deux yeux bleus de la princesse fixent la maid et brillent en réponse d’un éclat intense, comme reflétant les cristaux au fond du bassin.

 

« Que… »

 

Un cri tonitruant vient interrompre la question qui meure sur les fines lèvres de la déesse blonde au visage empourpré.

 

« Les dragons, c’est de la gnognote ! Comme disait mon Papy, la Stro c’est plus fort que toi ! Mademoiselle, une autre coupe de zaké pour le héros du jour siouplait !!! »

 

« Master, Lilu trouve que le bagage est bien bavard après avoir tué un banal dragon… »

 

Lilu contemple Kiri avec mépris en se frottant contre Shaft. De l’autre côté du panneau en bois qui sépare les bains, la princesse à la mention du mot dragon sort délicatement de l’eau et se drape dans la serviette. Elle fait mine à Syel de se taire et se rapproche de la palissade afin de mieux entendre la discussion d’à côté. Très vite, poussée par la curiosité, Syel se joint à elle et tend l’oreille.

 

« Heureusement que tu étais là pour nous recevoir Lilu, j’étais à court de mana, je n’aurais jamais pu ralentir suffisamment la chute. Le canard tout seul n’aurait pas pu supporter le poids de deux personnes. »

 

Pendant que Lilu frotte le dos de Shaft avec application, Kiri est étendu dans le bassin. Il se remet petit à petit des émotions de la journée. Un plateau avec une fiole de zaké et quelques coupelles flotte à la surface. Un corps inerte se réveille en sursaut de temps en temps en grommelant des paroles plus ou moins compréhensibles. Le canard fait des tours de bassin en chantonnant, n’hésitant pas à s’approvisionner régulièrement en boisson.

 

« Étrange que le dragon nous ait attaqué aussi férocement, normalement ce sont des êtres sages qui protègent l’équilibre du monde. Quand la nouvelle va se répandre, on risque d’avoir l’armée royale à nos trousses… Comment va-ton faire pour aller aux concerts de lolis si nos têtes sont mises à prix ? »

 

Kiri récupère d’un seul coup sa sobriété et se précipite vers Shaft pour déverser un torrent de larmes sur son épaule.

 

« Le concert des Akb666… Tout l’or du monde ne me rendra pas la voix de mes anges. SHAAAAAFT que devons-nous faire ? Les lolis vivent dans les caves, pas dans les cachots ! »

 

Shaft prend les mains de Kiri dans les siennes sous le regard d’une Lilu furibonde.

 

« Courage Kiri, nous traverserons cette dure épreuve ensemble mais… remets ta serviette d’abord s’il te plaît, il y a une loli ici tu sais. »

 

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Et voilà la première illustration par notre Lolie nationale, on la remercie bien fort :)

 

 

emK5dDH.png

 

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Très belles descriptions, comme d'habitude :P Toujours aussi agréable à lire aussi^^ Bon boulot Shaft! et bon courage pour la suite!! *encouragements loliesques*

 

 

Haaan Lolie Nationale :timide:

 

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Nyuuu du fanserv...j'y suis allergique T__T

 

Sinon, mis à part ce léger détail, ton récit est toujours aussi drôle et captivant. Kiri qui se lamente sur ce qui risque de leur arriver :XD: J'ai bien rigolé ! Tes descriptions et ta narration permettent aux lecteurs que nous sommes d'imaginer les scènes. On a l'impression de voir un anime ^^

 

En tout cas, bon courage et bonne continuation.

 

PS : A quand la suuuuuiiiiiiitttteeeeuuuuuhhhh?????? *0*

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  • 2 months later...

J'avais prévu de lire ça y'a déjà pas mal de temps, mais sans en avoir assez... De temps. Et maintenant que c'est fait, j'espère que tu vas continuer ! C'est vraiment pas mal, agréable à lire, et j'aime l'humour dedans. xD

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