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Cauchemar en convention


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(Histoire vraie, j'ai pris soin de changer certains noms, mais pas trop, sinon c'est pas drôle. Par moment, mes sentiments ont pris le dessus, se manifestant par une légère vulgarité que j'ai tenté d'effacer autant que possible)

 

Peuple OAtien, bonne lecture.

Nantes, début septembre, la première convention de l'année scolaire arrivait. Lolie, croyant pouvoir passer du bon temps en y travaillant, accepta de faire partie du Stand crêpe, stand ou se bousculaient de jolies maids pour vous servir dans la convention W. Etant déjà maid pour la convention J, Lolie pensait tout connaitre du métier et de la face cachée des conventions. Les conditions dans lesquelles elle avait travaillé étaient impeccables. Il y eut des rush certes, mais toujours dans la bonne humeur. Les Staffs étaient gentils comme tout, et le créateur du Maid café ne cachait pas son amour pour les Maids tout en restant respectueux. L'ambiance était fortement agréable et Lolie pensait s'être embarquée dans une aventure semblable… Elle était loin d'imaginer ce qui allait lui arriver.

 

Convention W.

 

La chef du pôle cuisine, que l'on appellera C, a réussi à le devenir après 4 ans de forcing. Connaissant son manque de sang froid, de respect et de savoir vivre, personne n'a voulu revenir en cuisine quand elle en a pris la tête. Elle a vu que dans notre stand crêpes nous étions 8, ce qui nous permettait de prendre des pauses, de tourner et de ne pas transformer cette convention en rush infernal. Du coup elle a demandé, à 5 jours de la convention, à ce qu'on bouge en cuisine. Sauf que non. Parce qu'on venait pour faire des crêpes en tenue de maid et pas pour préparer des sandwichs avec une charlotte sur la tête. Le plaisir n'était pas vraiment comparable. Elle n'avait donc aucun droit de nous ordonner de bouger car c'est du bénévolat et on n'entre en cuisine qu'en postulant.

Elle a demandé au "chef" de notre pôle crêpe de nous poser un ultimatum. Les conditions étaient les suivantes : ou deux d'entre nous partent en staff cuisine ou elles paient leur entrée. Mais entre nous, qui paie pour bosser?

Deux d'entre nous sont parties. Nous n'étions plus que six. Suite à quoi, trois d'entre nous eurent des empêchements. Il était clair qu'elles étaient juste dégoutées devant les directives de l'orga. Le rush infernal était désormais inévitable.

 

Ça prouvait que C avait foiré niveau budget. Pas étonnant quand on sait qu'elle a acheté des assiettes à 30 balles pour une trentaine d'invités en pensant qu'elle était chef étoilé. Elle n'avait pas compris qu'en convention, les gens se foutent de la présentation, tant que c'est bon. J'en ris parce que l'année dernière ils ont réussi à foirer toutes leur pâtes, ils s'étaient trompés dans les commandes et avaient pris des tagliatelles à la place de nouilles à ramen qu'ils ont en suite servit dans un bouillon trop salé. Il y avait dans les VIP un youtubeur qui avait dit plusieurs fois détester le McDo, le pauvre homme fut contraint de s'y rendre pour se nourrir .Bref.

Il manquait du monde, une réelle organisation et des sous. Elle a cru que l'on était à sa disposition pour réparer ses erreurs, mais non.

 

D'après elle le stand était "DEGUEULASSE" (je le mets en majuscule parce qu'elle ne savait pas parler doucement) l'année dernière. Elle nous a dit "Le stand crêpes c'était dégueulasse, vraiment sale, c'était le BORDEL" dans une réunion pré-convention avec un ton insultant au possible. Le respect était inexistant et j'ai trouvé ça drôle parce qu'en même temps elle parlait de respecter les gens en cuisine, d'être poli, d'apprendre à dire les choses de façon posée. Ça m'est resté en travers de la gorge mais je n'ai rien dit. Elle a ensuite sorti que si on avait un problème avec les gens du staff, il fallait en parler tranquillement avec elle.

 

Vendredi, on devait venir pour préparer des crêpes à l'avance. On était en train de nettoyer le plan de travail en fin de journée quand elle a sorti (encore une fois) "VOUS ME NETTOYEZ CA TOUT DE SUITE C'EST DEGUEULASSE" et elle s'est barrée. En fait, nous étions en plein nettoyage, ce genre de chose ça prend du temps et encore plus si on souhaite bien le faire. Puis un « svp » ça n'écorche pas la bouche et ça fait plaisir. La convention n'avait pas encore commencé que je sentais déjà grandir en moi l'envie de m'entretenir avec cette jeune femme pour parler de quelques règles de vie en société.

 

Donc le lendemain matin, je suis allée la voir dès que j'ai pu.

Quand je l'ai trouvé j'ai dit:" Bonjour C, j'aimerai te parler de choses qui ne m'ont pas vraiment plu" avec le sourire. "J'men fous j'ai pas le temps." fut ma réponse, après quoi elle s'est barrée en courant. Une personne avec un minimum de politesse aurait répondu quelque chose comme "On peut en parler plus tard" ou tout simplement répondre un bonjour et lâcher un "désolé je n'ai pas le temps" .La haine grandissant, j'ai décidé de la prendre à part le midi pour lui parler.

 

Midi. J'attendais naïvement une certaine qualité dans le repas. J'étais fatiguée, j'avais faim mais je n'avais pour me sustenter qu'un rouleau de printemps. Ou plutôt des feuilles de menthe au rouleau de printemps farcis au persil et une barquette de riz avec des légumes sans goût. C'était mauvais, fade. J'étais contente parce que ça prouvait que C était complètement incompétente mais aussi frustrée en sachant que je devais me nourrir de crêpes au rhum. C'est à cet instant que je me suis entretenu avec C. Je suis allée la voir à midi dans une petite salle ou elle préparait les assiettes des VIP. J'ai frappé et ai dit "Bonjour, est-ce qu'on pourrait parler s'il te plait?"

"DEGAGE ! TU RENTRES PAS ICI, SORS DE LA, TU DEGAGES !" répond-elle. Vous remarquerez que comme elle l'avait demandé, elle parlait de façon posée et polie. Du coup je l'ai pris au mot. J'ai fait un pas en arrière et me suis retrouvée sur le pas de la porte. J'étais sortie de cette petite salle et fin prête à lui faire part de cette indignation qui naissait en moi. Je lui ai dit, selon mes amis, « de la façon la plus diplomatique qui soit », que je n'étais pas à son service et que la politesse n'était pas une option. En prenant pour exemple ses nombreux écarts, je lui ai dit qu'il y avait une façon de dire les choses et que ce n'était pas me criant dessus que je serai plus disposée à l'écouter. Ne sachant que dire ou que faire. Elle a commencé à pousser des vociférations à peine compréhensibles et dénuées de sens telles que :" C'EST VOUS QUI MANQUEZ DE RESPECT, VOUS ETES PAS OBÉISSANTES"

J'ai demandé en quoi je lui avais manqué de respect sans trop m'attarder sur la notion d'obéissance qui n'avait clairement pas sa place ici.

"JE VOUS AI AMENÉ DES CREPES ET VOUS N'AVEZ PAS DIT OUI". Incompréhension. "ET PUIS VOUS FAITES VOS PETITES PRINCESSES EN ETANT CONDESCENDANTES". J'ai dit que rien de ce qu'elle disait n'était concret, toujours avec mon sourire poli et ma voie douce. "ARRETE DE CRIER" aboya-t-elle. "Mais je ne crie pas, je parle posément en écoutant tes arguments, qui sont d'ailleurs infondés". Rageant, elle se mit à crier, à m'ordonner de sortir (j'étais déjà dehors), constatant son propre échec et son manque de bon sens. Un staff qui passait par là, est venu l'arrêter (parce que voilà, fallait les finir les plats des invités). Et ce même staff m'a dit "laisse là, c'est dur pour elle" avec l'un des sourires les plus hypocrites que je n'avais jamais vu.

 

J'avais dit ce que je pensais. Mes amies avaient assisté au spectacle. Elles m'ont sorti "Pour la France, merci!". J'avais vidé mon sac, me sentais presque plus légère mais... Non. J'ai réalisé C n'avait sûrement rien compris, malgré mes efforts pour me mettre à son niveau. Elle n'avait pas compris ce que voulait dire « respect ».

Je croyais que les problèmes étaient derrière moi, mais j'avais oublié que presque tout le monde était de son espèce dans l'organisation.

 

Midi passé, je sentais l'atmosphère devenir de plus en plus insupportable quand j'entrais en cuisine. Nul besoin d'écouter les conversations pour savoir que tout le monde ne parlait que de mon altercation avec l'horrible personne à la tête du pôle cuisine. Les simples regards faussement discrets et les basses conversations transformées en hauts chuchotements suffisaient. Malgré ça, j'ai gardé mon sourire enfantin qui faisait grincer des dents le personnage acariâtre et irrespectueux.

Le staff qui avait réussi à mettre un terme à l'agonie de C m'a dit de faire part à Marie-Ange de tous les petits problèmes que je pouvais rencontrer. M-A, c'est celle qui fait des crêpes, comme nous (sans rester sur le stand à servir 3 crêpes à la minutes bien évidemment) mais qui est payée parce que son fils est le trésorier de la conv'. Ce même fils est celui qui "s'occupe" du pôle crêpe de la convention. Enfin... Officiellement. Parce qu'officieusement, il n'en fait rien. Il se contente de nous parler sans gêne, avec un humour qui n'en a que le nom et une hypocrisie digne des organisateurs. J'en ai donc parlé à Marie Ange, consciente du fait qu'elle se soit entretenu avec C. Mais elle a seulement été capable de dire :"Tu sais, C elle est brutale, ou non, brusque ! C'est pas contre toi, c'est sa nature." Blague. Quand on n'est pas poli comme ça on tente de changer. Surtout quand on est dans un cadre semi-pro. Je n'ai pas pu accepter que ce soit sa « nature ». L'excuse de M-A accompagnée de son sourire hypocrite me donna envie de lui briser les jambes.

 

De retour sur le stand, quelques instants après l'ouverture, un vieil homme est venu et a dit avec un doux sourire :"Bonjour! Le repas était dégueulasse, il me faut une crêpe !". Joie indéfinissable. Savoir que même les visiteurs trouvaient ça immonde était pour moi une sorte de justice enfin rendue. Dans l'après-midi la personne responsable de l'hygiène qui était de la même race que les organisateurs nous a dit que la table était bordélique et a confondu une crêpe avec une peau de banane. J'ai répondu par un sourire. On ne pouvait pas se permettre d'arrêter de servir les gens pour satisfaire ses besoins. Ça montrait bien que dans cette conv' seule l'image compte. Chez eux, on se fout d'atteindre un travail de qualité, de la satisfaction des clients. On manquait d'effectif et de temps pour tout mettre en ordre.

Un staff gentil (oui, il y en avait !) qui gardait ses lunettes de soleil à l'intérieur nous a dit "Mais ça n'a rien de dégueulasse! Puis, au pire, c'est à vous de gérer votre stand. Elle n'a rien à dire. Et c'est dommage qu'ils vous crachent dessus. On est là pour passer du bon temps." Staff et clients compatissants se succédèrent à la caisse. Tous d'accord pour dire que l'orga' était nulle et que notre emplacement relevait du « foutage de gueule » sans parler du comportement des membres de l'organisation. Tout ça illustrait bien l'amour qu'elle nous portait.

 

Le soir venu, j'étais bien décidée à tout faire briller, à laver mon honneur et prouver que toute leur crasse ne m'atteindrait pas. J'ai laissé notre stand plus propre que tous les autres. J'étais la dernière en cuisine, à faire la vaisselle, récurant les ustensiles graisseux. Ce n'était pas spécialement à moi de le faire mais j'ai trouvé ça reposant alors même que je me retrouvais dans cette cuisine qui me paraissait poisseuse et anxiogène. J'ai réalisé qu'il n'en était rien, la cuisine était agréable contrairement aux gens qui y grouillaient en journée. Ce sont eux qui lui donnent cet aspect poisseux. Une fois ma besogne achevée, je suis rentrée. J'étais presque fière de moi, je me trouvais irréprochable sur tous les plans. J'avais déjà en tête que le lendemain serait une belle journée, que tout les problèmes avaient été surmontés, affrontés. Ah..! L'espoir.

 

Le lendemain, sur le trajet, ma copine m'a dit qu'elle avait un mauvais pressentiment, qu'on se ferait déchirer en arrivant. Ça m'a mis le doute mais je n'avais pas envie d'y croire. J'avais mis en œuvre pour être irréprochable. Ça aurait été injuste qu'on nous passe un savon ! Mais j'avais oublié que "injustice" était le maitre mot en ces lieux. Nous fûmes déchirées. Difficile d'y croire, et pourtant! Marie Ange, qui n'a jamais rien eu d'angélique, s'en chargea avec un ton on ne peut plus dramatique. "Apparemment votre stand était dégueulasse, vous avez été mal aimable et on a eu des plaintes sur votre comportement".

"On peut savoir qui a dit ça?" Lançais-je.

"Oh je sais pas vraiment, c'est ce que j'ai entendu". (Sourire hypocrite).

 

Plus le temps passait, plus ces gens, tout comme leurs plats, me donnaient envie de vomir.

 

Je savais pertinemment qu'il s'agissait de C qui, frustrée de n'avoir pu m'atteindre, tentait de nouvelles approches. Après avoir imaginé le mal dans lequel elle se trouvait pour user de telles méthodes, j'étais soulagée. Bêtement, j'ai cru que le déferlement de reproche était fini quand une nouvelle vague vint s'abattre sur nous. C'était une femme, la cinquantaine, aigrie et responsable de la salle qui cette fois, en voulait à notre emplacement. Elle était accompagnée de deux pompiers, les deux qui étaient présents la veille et qui veillaient à ce qu'on ne crame rien. Sans bonjour ni sourire, elle commença à énoncer une liste de "choses inacceptables". Incompréhension. Elle nous chargea, tel un taureau, sans nous laisser le temps de rétorquer ou de nous échapper. Prenons par exemple l'emplacement de la caisse, elle était posée sur une petite table dans notre couloir, entre une des sorties de la salle et une sortie de secours. Étant dans un renfoncement nous avions d'autre choix que de la poster entre les deux sorties, mais de façon à ne gêner personne pour gagner en visibilité. La petite table s'envolerait au moindre coup de vent, elle ne pouvait gêner au cas où les sorties de secours devraient être utilisées. Ça avait bien marché ! Mais peut être trop bien pour les organisateurs qui voulaient décidément nous enfoncer plus bas que terre.

 

"Vous ne devez pas dépasser les lignes noires, on a du vous le dire 4 ou 5 fois, vous n'écoutez vraiment rien". Elle avait bel et bien ne voix de personne aigrie. Les lignes noires reliaient la sotie de la salle à la sortie de secours en formant un épais couloir et nous les avions pénétrées de 50 centimètres. Les découvrant juste, j'en fis part à cette vielle dame. "Nous n'en savions rien, on cherchait simplement à gagner en visibilité, personne ne nous en a parlé."

"C'était vraiment comme ça hier ? Vous avez vraiment laissé ça dépasser hier ?" Beugla la vieille aux deux pompiers. Je me sentais presque coupable de ne pas y avoir prêté attention, mais j'ai pensé aux pompiers qui l'accompagnaient, qui avaient tout vu, qui pouvaient témoigner ! J'ai lancé un regard mendiant à la femme en uniforme rouge un peu de compassion.

 

"Non non, ce n'était pas comme ça hier". Dit-elle.

 

Comment diable est-il possible de mentir avec autant d'aisance? J'ai compris qu'elle avait peur en regardant son visage, ses yeux. Elle n'osait plus me regarder dans les yeux et baissait la tête quand la responsable parlait. J'avais bien peur que l'altruisme n'ait disparu en ce monde, du moins, en cette convention.

Ne pouvant en entendre d'avantage, j'ai reculé la table. Il fallait me rendre à l'évidence, ils ne nous portaient pas dans leur cœur. J'ai fait semblant de l'écouter, armée de mon intarissable sourire, tout en me retenant de ne pas lui cracher au visage. Elle est partie, sans rien dire. J'ai crié un merci, un au revoir qui demeura sans réponse. Nous étions fin prêtes à leur clouer le bec, à défaut de leur apprendre la politesse. On peut dire que la journée promettait…

 

Le jour s'annonçait pénible. Mais contre toute attente, une fois le train des mauvaises nouvelles passé, la tension diminua, et l'atmosphère s'apaisa.

À force de baigner dans cette hypocrisie constante, j'avais réussi à la banaliser, à ne plus y penser et j'ai enfin pu, depuis le début de la convention, me relaxer. J'avais trouvé des gens avec lesquels parler de la convention, auxquels je dépeignais l'envers du décor et que je voyais en suite insulter l'organisation pour diverses raisons. Satisfaction. On répondait aux "comment ça va?" Par d'énormes sourires avant de tout déballer et faire naitre chez ces clients altruistes, de l'empathie, de la compassion et du dégoût pour les gens qui organisaient. Une Poison Ivy m'a dit que les repas étaient un peu fades et que le choix manquait. Quand mon amie lui a dit: "On peut se le dire, c'est dégueulasse " la jolie femme verte lança un "Oh merci! Je n'osais le dire!" Suite à quoi elle prit racine à mes côtés. On nous parlait de plus en plus, encouragements, anecdotes sur la convention et ses cas et même des clins d'œil, ce qui me rappelait momentanément que j'étais bien un être humain. On a pu encore plus constater l'incompétence du staff cuisine grâce à, entre autre, un exposant de JV. Il n'avait pas eu de repas à midi, il avait été oublié. On lui avait d'abord apporté un sac repas avant qu'il ne remarque que ce n'était pas son nom qui était écrit. Ils s'étaient trompés de stand et personne ne revint. Comme il était seul et trop occupé à faire jouer les visiteurs, il ne pouvait pas quitter son stand pour aller quémander un repas normalement livré. Il était condamné à passer la journée sans manger après avoir tenu un repas, bien qu'immonde, entre ses mains. Quand il m'a raconté ça, il devait être plus de 17 heures, je me suis empressée de lui donner une crêpe. Oui, cette crêpe que je haïssais tant, venait de grimper dans mon estime. J'étais presque heureuse d'avoir passé 3 jours à me brûler les doigts et à m'empêcher de vomir à la vue d'une simple crêpe, presque heureuse de me dire que j'avais tenté de faire abstraction de cette mauvaise foi qui planait au dessus des membres de l'orga, presque heureuse de ne pas avoir brisé les jambes de C, presque heureuse de ne pas tout avoir laissé tomber. Juste pour ce garçon en mal de nourriture et d'attention. Grandement surpris par notre geste généreux, il se rua vers son stand pour nous offrir des lots, certes ridicules, il en était conscient et s'en était excusé mais le geste était magnifique. On a pu obtenir, grâce à lui des informations sur le prochain événement Pokémon (Non, pas GO) à Nantes, une bonne personne. Le second cadeau qui nous à été fait était un poster avec de gentils messages. Il venait d'exposants, des artistes. Les messages étaient les suivants : "Quand aller chercher des crêpes devient une excuse ;)", "entre vos robes et vos crêpes, mon cœur balance! J'ai de la chance, on pouvait avoir les deux!" Et "Aux plus jolies vendeuses de crêpes de France". L'un d'eux nous lança un « à l'année prochaine !»… Ces mots ne me laissaient pas de marbre. De chaudes larmes de joie virent perler à mes yeux. On avait eu la plus belle marque de reconnaissance possible. Malgré le fait que notre visibilité ait été inexistante, malgré le fait que toute l'organisation nous crachait dessus, malgré le fait qu'on soit "DÉGUEULASSES", malgré le fait qu'on soit des princesses condescendantes... il y avait 3 petits cœurs capables d'en faire abstraction et de nous apprécier pour ce que l'on faisait. La tension se relâcha, la pression aussi et la frustration fut effacée.

 

Apres la fermeture, une fois le rangement terminé, nous sommes allées parler à notre chef de pôle (oui oui, je l'appelle comme ça malgré son inutilité) en lui disant que plus jamais, nous ne reviendrons en lui expliquant pourquoi et il a fui, oui c'est un lâche. Faire de bonnes actions pour sauver les victimes de la convention, c'était cool mais je ne suis pas masochiste au point de volontairement venir me faire cracher dessus. Certains prennent ça pour de la fuite, peut être. On aurait pu rester pour rendre la convention plus agréable mais dieu sait où ils nous auraient placé l'année prochaine. En y repensant, après être restées dans le renfoncement d'un couloir près d'une baie vitrée avec un soleil de plomb et entre 2 sorties de secours, je ne voyais qu'un seul endroit moins agréable, les toilettes. Quoique, on aurait gagné en visibilité, pas sûre que ça plaise à l'orga. J'ai fait un dernier tour dans cette convention cauchemardesque en saluant les quelques personnes qui faisaient tâche dans ce décor.

 

THE END.

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Pour un cauchemar, c'est sûrement l'un des pires. Franchement, je trouve ce manque d'empathie, de politesse et de gentillesse envers vous autres, vraiment "DÉGUEULASSE" comme dirait l'autre. Un minimum de respect ce n'est pas trop demandé et ça ne va tuer personne, mais ces énergumènes ne connaissent pas les règles de vie en société. J'en conviens qu'il a fallut s'armer de courage et de patience pour ne pas laisser accès à ta colère et ton indignation. Je félicite vraiment le calme dont tu as fait preuve pour ne leur laisser aucun moyen de te critiquer et ainsi devenir "reprochable" à leur yeux!

 

Malheureusement, ce genre de traitement arrive souvent lorsqu'il y a une hiérarchie...Il suffit juste de mettre les pieds dans une société/entreprise pour s'en rendre compte. L'être humain délaisse de plus en plus son humanité au profit d'une sauvagerie sans nom. Evidemment, il est plus facile d'être désagréable, impoli et dénué de toute humanité que de faire preuve de gentillesse et d'empathie, excusez-moi.

 

La gentillesse paie toujours, car il y a toujours des personnes qui y seront sensibles. Je salue le geste des 3 membres du staff de JV.

 

En tout cas, ravie que tu en sois sortie indemne! :sosweet:

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Invité

tu écris bien lexie, c'est vivant et très agréable à lire

 

merci pour ce récit et vivement de nouvelle aventure de notre Lolie

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Aha Ota, je suis contente de voir que tu penses de la sorte XD contente d'avoir fait naître en toi ces sentiments de dégoût et d'admiration au même simultanément! Et oui le monde professionnel, c'est un tout autre univers, même dans une petite convention comme celle-là. faut croire que quand on est tout en bas, on a la valeur d'un paillasson :')

 

Oh Goba, mais c'est moi qui te remercie :'D et non, pas vivement, je me passerai bien d'une mésaventure telle que celle-ci XD

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J'avoue tu écrit bien lexie , j'ai était plonger dans ton récit , pourtant je ne lis pas des masses , mais bon pas étonnant venant de toi __sosweet__.gif

 

Plus sérieusement , je suis contente que tu t'en soit sortie indemne et le meilleur dans tout ca c'est que tu n'aura probablement plus l'occassion de les revoir ! o/

 

Malheureusement ce genre de comportement est de plus en plus fréquent dans le domaine orga/emploi ... espérons que tu ne retombe plus sur ce genre de choses

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Le style narratif est plutôt intéressant, on arrive vite à se mettre à ta place (et non je ne porterai pas de robe rose)

 

De ce que je lis, rien n'a l'air d'avoir été exagéré, ni même déformé par la haine de l'orga.

 

En revanche, si tu veux vraiment te venger, je te conseillerais limite d'envoyer ce texte à l'orga de la convention. On n'a que des initiales, aucun risque donc qu'ils ne te jugent même si tu la publies, puisqu'aucun nom n'est explicitement dit. Mais ça leur donnera une idée de ce qui se passait vraiment, et possiblement empêchera cette C*** (les *** représentent bien évidemment son prénom) de recommencer ou même faire partie du staff.

 

Après tout, c'est juste inadmissible de traiter des bénévoles comme des outils manipulés avec des doigts crades.

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Invité

tu peux aussi la publier sur Twitter en utilisant twitlonger pour héberger le texte.

 

parce que bon, faut pas rêver, malgré ta réaction, ils se remettront pas en cause donc d'autre personne subiront ton calvaire l'année prochaine. là le fait que ça soit visible et lu par d'autre, dont leur clients (futur ou passé) ils seront un peu plus obligé de ce sortir les doigts du fion

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Déprimante ton expérience, je suis content pour toi que ça finisse sur une touche positive car on s'identifie et imagine bien la galère que ça a dut être à travers ton texte.

 

Les petits chefs qui trouvent rien de mieux à faire que pourrir la vie de ceux en dessous c'est malheureusement monnaie courante :desp:

 

bon je prie pour toi que tes futures expériences "autres" soient plus heureuses :voeux:

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Waw, ça c'est du cauchemar :/

Punaise, comment c'est possible d'être aussi méchant et idiot dans une convention qui rassemble tout le monde autour des mêmes passions…

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Pour une fois que j'en viendrai presque à plaindre un youtubeur, c'est historique. Les tagliatelles dans les ramens cela fait limite plus pleurer que rire.

 

Hé ben dis donc, tu as obtenu le gros lot à ta convention : une cuisinière aigrie qui a un instinct de domination non négligeable sur ses fourneaux et au-delà, une organisation assez pourrie qui ne peut s'empêcher de la soutenir...

 

C'est admirable que tu aies réussi à tenir la durée de la convention, je pense que pas mal de monde auraient déserté les lieux à ta place. En même temps, je pense que c'était un mal nécessaire car il ne faut pas s'écraser devant l'infamie.

 

Par contre, je pense au contraire que les problèmes viennent du fait que la convention n'est pas assez pro. Les vaines querelles d'égo n'ont pas trop leur place dans une vraie organisation efficiente.

 

Bon c'est assez agréable à lire, à quand le prochain chapitre ? :P

Et on n'a pas eu de photos des maids, et je ne parle pas des crêpes qui tentaient mon esprit affamé. :pourquoi:

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Tu es courageuse d'avoir tenu bon, moi, je me serais barrés des le début. En tout cas, sa montre bien le monde de l'emploi. Quand tu as des petits chefs à la con cela plombe l'ambiance de travail pour toute l'équipe

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Quelle aventure, vrai qu'on s'y croit en parcourant cette chronique. :__yes__:

 

Quand il s'agît de dépeindre nos travers ou ceux des autres c'est souvent une source inépuisable (puit sans fond ?) de matière et de motivation pour la narration.

 

Sans verser dans le moralisme et la simple dénonciation (qui n'en est pas une d'ailleurs étant donné l'anonymat), si tu devais ajouter un épilogue introspectif ou servant de base pour une réflexion élargie, il ressemblerait à quoi ?

 

 

 

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Tu écris fort bien mon amie. J'admire ton calme le long du récit, à ta place je pense que je m'en serais pris physiquement ou verbalement à une des personne de l'orga... Bref ça ne m'étonne pas tant que ça que certaine convention se déroule aussi mal au niveau de l'orga, mais ce que tu décris est franchement effrayant.

 

Enfin bref, tu as géré sur le coup, et le compte rendu est vraiment très bien écris, bien joué lexie, et courage pour t'en remettre

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Toujours intéressant de savoir ce qu'il se passe en coulisse, merci pour le témoignage ! Chapeau bas pour avoir gardé ton calme, je ne pense pas que j'aurais eu la volonté de rester jusqu'au bout !

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Ce fut un récit dès plus agréable à lire malgré le contenu.

Ma petite princesse condescendante a été une reine

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Suite!

 

Après cette exécrable expérience, Lolie-san pensait qu'elle n'aurait plus jamais croiser le chemin de l'hypocrite association. Elle avait été bien naïve...

 

C'était un jour des plus paisibles, un dimanche qu'elle croyait imperturbable. En cette douce soirée d'automne, elle reçut une jolie quote de la part de sa collègue Maid:"Le pôle crêpe a énormément dysfonctionné cette année. Les membres de ce pôle se sont permis des propos déplacés envers les invités, les staffs et les visiteurs sans parler des problèmes internes"

Elle lui a appris à cette occasion que la convention avait été un vrai fiasco, ils sont déficitaires de 11000 euros. Ces incapables tentaient tant bien que mal de se sortir de la mélasse en prenant le stand crêpe pour appui en les mettent en avant leurs méfaits pour que celles-ci tombent plus bas que terre. La peur s'empara de la petite maid qui craignait les retombées que ce compte rendu mensonger pouvait avoir sur l'autre convention dans laquelle elle travaille depuis plusieurs années. Une convention organisée, agréable où la bonne humeur règne et ou le respect existe.

 

Comment réagira-t-elle ? Comment fera-t-elle pour essuyer son honneur, honneur qu'on avait piétiné, sur lequel on avait craché et pour garder la confiance des organisateurs de sa convention adorée ?

 

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RELOLITION !

 

Faut leur raconter les "méfaits" du pôle crêpes je pense.

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Invité

là vache, 11 000€ de trou mais tous les problèmes viennent du stand crêpe?

c'est qu'il doit tourner le stand où alors vous vendez les crêpes plus cher que le camion sous la tour eiffel

même pas le courage d'assumer leur échec, bref, la prochaine sera aussi un echec avec aussi peu de remise en cause enfin s'il y a une prochaine convention

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