Shaft

[Divers] Une plume, un chat, des lunes ?

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Bon clairement, je ne sais pas si je mettrais grand chose dans ce sujet. J'aime bien écrire mais j'écris peu, parfois juste quand mon contenant déborde ou que j'ai une idée qui me tient à cœur.

 

Je vous mets un court texte un peu RP que je m'étais amusé à écrire un peu sous l'influence du livre "Je suis un chat" de Natsume Soseki. Le chat étant mon animal totem, je lui avais consacré ce petit texte. A la base, c'était une forme d'exercice de style. On choisissait/s'identifait à un animal et on racontait notre arrivée jusqu'à la tanière.

 

Voilà le texte en question :

 

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Je suis un chat. J’ai 4 pattes, une queue et une intelligence supérieure à la moyenne des bipèdes. Je règne actuellement sur une famille d’humains que j’ai domptés à grands renforts de câlins et de griffes.

 

Napoléon, oui, j’ai lu ce nom quelque part -cela devait être un grand chat qui régnait sur encore plus d’humains que moi- aurait inventé la politique dite de la carotte et du bâton (version originelle : la sole et les griffes). Il a fallu traduire pour ces stupides deux-pattes je parie… D’ailleurs, cela reste entre vous et moi mais je n’ai jamais compris pourquoi les deux-pattes se contentaient de cet équilibre précaire. Sans doute ont-ils été créé pour attraper la nourriture qui reste perchée, là-haut, hors de portée de mon étreinte griffée.

 

Trêve de bavardages, c’est l’instant sacré et solennel de mon repas : omelette aux truffes au menu. J’aime les mets raffinés car c’est un témoignage direct de la longueur des titres qui figurent sur mon pédigrée. Et puis non, je boude ; cette nourriture des deux-pattes m’insupporte au plus haut point. Hop ! Je monte d’un bond leste sur le rebord de la fenêtre selon le rite ancestral et élégant du félin. Il faut que je commence à lécher mes coussinets si je veux être présentable devant mon amie la Lune Oh… Voilà qu’elle a décidé de troquer ce soir sa robe croissant si seyante pour un habit tout en rondeur.

 

Je tente de me rapprocher pour contempler son teint diaphane. Sa lumière me fait signe, son scintillement m’interpelle au plus profond de mon être. Je décide d’abandonner ma cage dorée pour la végétation luxuriante baignant dans la lumière tamisée de l’astre lunaire. La rosée perle de fines gouttes de cristal qui confèrent aux toiles de soie une brillance fantasmagorique.

 

Habillé d’une robe de fourrure d’un blanc immaculé, je me fraye un chemin à travers l’enchevêtrement des hibiscus. Flirtant avec les pétales, les lucioles, compagnes nocturnes, guident mes pattes. Leurs lumières éphémères apaisent mon âme tourmentée. Puis, d’un seul coup, j’interromps brusquement mon avancée, mes vieux démons me saisissent à nouveau. Comment les deux-pattes vont-ils pouvoir se débrouiller sans chat, dont les ordres sont indispensables au bon fonctionnement de la maison ?

 

Alors que cette réflexion trotte dans ma tête, pffffffuiiiiittt. Cette pensée s’évapore, comme une bulle trop pleine qui ne peut s’empêcher d’éclater… Un papillon féérique voltige devant mes yeux, me happant tout entier dans le jeu de ses batifolages. Ivresse du vol, nectar liquoreux, je me laisse aller dans cette course éperdue des sens. La brise fait valser les herbes folles. Vertige céleste qui m’emporte. Je ne fais plus qu’un avec la nature.

 

La danse se poursuit avec mon partenaire de bal, le mystérieux papillon qui me ferait presque regretter de ne pas être né avec des ailes pour évoluer au plus près des cieux, être plus léger, redevenir poussière pour naviguer au gré des volitions du vent. Soudainement, le rythme s’accélère, la valse virevolte de plus belle. Je reprends peu à peu mes esprits et le souffle de vie qui m’habite. Le papillon est devenu corbeau, il a revêtu l’habit des ténèbres qui l’entourent et trône sur un chêne plein de majesté. Au milieu de ses racines qui jaillissent hors de terre, une queue rousse dépasse. Je donne un coup de patte, elle réagit. Un chat à la robe fauve comme je n’en avais jamais vu, me salue, les yeux pétillants de malice. Selon lui, il serait un descendant de Renart, ce qui expliquerait la couleur de son pelage. Après tant d’errances, j’ai enfin trouvé un lieu qui m’est destiné, où je pourrais ronronner au chaud, la Tanière.

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Voilà un de mes plus grands regrets d'écriture, disons que je le mets là pour exorciser avec quelques légers ajustements. La censure est *bip* impitoyable.

 

 

Testons votre motivation !

 

Vous qui entrez ici abandonnez toute espérance !

 

 

Les stalkers et stalkeuses aussi j'ai dit !

 

 

 

Namého !

 

 

Et oui il faut montrer sa motivation pour contempler un texte pareil.

 

 

Bon j'estime que vous avez assez poireauté dans mon immense magnanimité !:hero:

 

Mais c'est bien parce que c'est vous hein ! :yells:

 

 

Une douce mélopée chantée par Eole s’élève des frondaisons du cerisier.

Des pétales, caressés par cette chaude brise de printemps se laissent aller au gré des volitions du vent.

Les fleurs de cerisier valsent dans l’azur rose d’un ciel d’une clarté de cristal.

La mélodie commence, le rythme s’accélère : un tourbillon de pétales prend vie.

 

La lune contemple, d’un regard discret de son croissant cette danse qui l’envoûte.

Jalouse de la beauté éphémère des cerisiers, à qui le vent a donné force et vitalité.

Elle décide à son tour de scintiller, de cette calme lueur diaphane qui met si bien sa silhouette en valeur.

Les pétales, par petits pas de vent, s’ajustent à l’harmonie de l’onde lunaire.

 

Un petit chat à la robe d’un blanc candide, admire de ses deux saphirs la symphonie de la danse des fleurs.

Vite, il se sent englouti par l’émotion, la beauté irréelle de la déferlante rose tamisée par le feu mystique de la lune.

Il résiste, essaie de s’agriffer là où il peut mais ses griffes ne font que trancher la brise du printemps…

Le chat se laisse entraîner, la nature appelle ses pattes de derrière et de devant, sa tête et sa queue.

 

Dans le tourbillon des sakuras de lune, son âme rêve d’une petite fée.

De l’imagination des muses est créée Bip, jolie fée câline et mutine née dans le cerisier.

Elle déploie ses ailes avec grâce, virevoltant, sautant joyeusement de pétale en pétale.

Bercé par la fragrance des flocons de fleur, le petit chat veut rester avec Bip, le tourbillon de pétales de son songe…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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J'ai écrit sur une impulsion en me levant un matin. Techniquement il n'a rien d'extraordinaire mais oui j'ai dû y laisser un peu de moi, c'est une des raisons pour lesquelles je n'aime pas écrire de poème.

 

Bip c'est assez horrible, le pseudo qu'il remplace avait plus de sens dans ce contexte.

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Le "Bip" est une forme codée d'un autre pseudo qui n'a rien à voir avec OA, j'aurais pu écrire de la même façon "H--A". Ce n'est pas la version originale, il manque le titre et 2 bouts de phrase derrière.

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